Association Sarajevo http://www.association-sarajevo.org/ fr SPIP - www.spip.net Association Sarajevo http://www.association-sarajevo.org/IMG/siteon0.jpg http://www.association-sarajevo.org/ 253 581 Mladic arrêté http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article778 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article778 2011-05-26T12:05:14Z text/html fr Maurice LAZAR Le Président Boris Tadic a annoncé ce jour, à 13 heures, l'arrestation de Ratko Mladic. Le premier commentaire à faire de cette nouvelle que l'on n'espérait plus et qui réjouira tous ceux qui l'attendaient depuis tant d'années, est que l'événement intervient juste avant le rapport négatif que devait présenter au Conseil de Sécurité le Procureur en chef du TPIY Serge Brammertz, et juste après que le Président de la Commission européenne Barroso et le rapporteur du Parlement européenne (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique1" rel="directory">Europe du Sud-Est</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Le Président Boris Tadic a annoncé ce jour, à 13 heures, l'arrestation de Ratko Mladic.</p> <p class="spip">Le premier commentaire à faire de cette nouvelle que l'on n'espérait plus et qui réjouira tous ceux qui l'attendaient depuis tant d'années, est que l'événement intervient juste avant le rapport négatif que devait présenter au Conseil de Sécurité le Procureur en chef du TPIY Serge Brammertz, et juste après que le Président de la Commission européenne Barroso et le rapporteur du Parlement européenne pour la Serbie Kacin aient réaffirmé, à Belgrade, que la pleine coopération avec le TPIY était une condition nécessaire de l'acceptation de la candidature serbe à l'UE. Les autorités néerlandaises avaient répété que cette arrestation demeurait pour elles impérative. On sait par ailleurs que l'obtention de cette candidature, avant la fin de l'année, est l'objectif prioritaire de Boris Tadic.</p> <p class="spip">Il n'est pas de meilleur exemple de l'efficacité d'une détermination ferme de l'Union européenne comme moyen d'influer sur la politique de la Serbie. Il est regrettable que cette volonté n'existe pas quand il s'agit de préserver l'unité et l'intégrité de la Bosnie-Herzégovine, attaquée de l'intérieur par les dirigeants de la RS et de l'extérieur par les dirigeants de la Serbie qui soutiennent la politique de Dodik.</p> <p class="spip">Association Sarajevo</p></div> Lettre à Jean-Christophe Cambadélis http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article714 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article714 2009-12-27T15:16:17Z text/html fr Maurice LAZAR Paris, le 26 décembre 2009 Monsieur le Secrétaire national, Je suis heureux de pouvoir saluer, au nom de l'Association Sarajevo, le communiqué que vous avez publié, le 22 décembre, à l'occasion du dépôt de la candidature d'adhésion de la Serbie à l'Union européenne. Dans le silence quasi général du milieu politique français, vous avez justement posé les questions qui s'imposent quant aux conditions cruciales (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique1" rel="directory">Europe du Sud-Est</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Paris, le 26 décembre 2009</p> <p class="spip">Monsieur le Secrétaire national,</p> <p class="spip">Je suis heureux de pouvoir saluer, au nom de l'Association Sarajevo, le communiqué que vous avez publié, le 22 décembre, à l'occasion du dépôt de la candidature d'adhésion de la Serbie à l'Union européenne.</p> <p class="spip">Dans le silence quasi général du milieu politique français, vous avez justement posé les questions qui s'imposent quant aux conditions cruciales qui restent à remplir par les autorités serbes pour que leur demande soit prise en considération.</p> <p class="spip">Je me permets de vous citer : " Mais cette Serbie émergente ne saurait faire l'impasse ni sur son passé ni sur la nécessité d'améliorer les relations avec les Etats immédiatement voisins. De nombreuses décisions et actions symboliques doivent encore être prises :</p> <p class="spip"> L'arrestation de Ratko Mladic</p> <p class="spip"> La normalisation des relations entre Pristina et Belgrade</p> <p class="spip"> La reconnaissance par l'ex-parti de Milosevic de sa responsabilité dans les drames vécus par les populations de l'ex-Yougoslavie".</p> <p class="spip">Ces réserves d'importance tempèrent quelque peu les éloges que votre communiqué adresse par ailleurs au Président Boris Tadic et à son gouvernement pour leur orientation démocratique et pro-européenne car leur politique est contradictoire, en tous points, de celle que vous attendez d'eux. Il s'agit sans doute de ménager les sentiments du "parti frère", membre de l'Internationale socialiste, qu'est le Parti démocrate de Boris Tadic, dont vous n'êtes quand même pas sans ignorer qu'il est devenu l'allié du Parti socialiste serbe, celui-là même que vous désignez comme l' "ex-parti de Milosevic" alors qu'il s'agit bien du même. Le président de celui-ci, Ivica Dacic, est d'ailleurs le très influent ministre de l'Intérieur du gouvernement serbe, après avoir été le porte-parole du SPS présidé par Milosevic pendant les années des guerres yougoslaves.</p> <p class="spip">L'actualité immédiate apporte un nouveau sujet de préoccupation quant au rôle que s'attribue la Serbie dans les Balkans, en relation avec son éventuelle intégration à l'Union européenne. Je vous adresse, en pièce jointe, l'information diffusée par la radio serbe sur la réunion tenue à Belgrade le 24 décembre autour de Boris Tadic, avec des délégués serbes venus de tous les pays voisins de la Serbie. Celle-ci entend, de fait, s'instituer en protectrice de toutes les populations serbes dispersées dans la région. Cette prétention, qui rappelle la politique grand-serbe à l'origine des guerres des années 90, est de nature à s'interroger sur la fonction stabilisatrice pour la paix dans les Balkans à laquelle aspire le gouvernement de Belgrade, avec l'accord apparent des capitales européennes.</p> <p class="spip">Parmi les participants à cette réunion du 24 décembre figurait au premier rang Milorad Dodik, Premier ministre de la "Republika Srpska" et Président du SNSD (sociaux-démocrates indépendants de la RS), autre parti étonnement membre de l'Internationale socialiste et qui aurait plutôt sa place dans un rassemblement des partis ultra-nationalistes européens, s'il en existe un. Il conduit en effet une politique chauvine qui risque de mener droit au démembrement de la Bosnie-Herzégovine, avec ses redoutables conséquences pour la paix dans les Balkans et en Europe.</p> <p class="spip">Je ne veux pas développer ici de plus amples considérations sur les risques qu'il y aurait à introduire dans l'Union européenne un pays qui n'aurait pas au préalable réglé les questions essentielles que vous mentionnez dans votre communiqué, et peut-être aussi clarifié ses relations avec la Russie de Poutine, l'amitié privilégiée avec celle-ci étant présentée par les autorités de Belgrade comme le deuxième pilier de la politique étrangère de la Serbie, l'autre étant l'adhésion à l'UE.</p> <p class="spip">L'Association Sarajevo espère qu'au cas où le gouvernement français négligerait de prendre en compte vos observations sur les conditions à poser à l'acceptation de la candidature de la Serbie à l'UE, le Parti socialiste saurait défendre avec vigueur sa position sur le sujet comme il le fait dans les autres domaines de la politique intérieure et internationale.</p> <p class="spip">Je vous prie d'agréer, Monsieur le Secrétaire national, mes cordiales salutations.</p> <p class="spip">Boris Najman,</p> <p class="spip">Président de l'Association Sarajevo, antérieurement présidée par Francis Jeanson.</p></div> Le Parlement européen adopte un rapport sur les Balkans occidentaux et une résolution sur la Bosnie-Herzégovine http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article670 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article670 2009-04-25T07:34:07Z text/html fr Maurice LAZAR Communiqué de presse du Parlement européen du 24 avril 2009 <br />" Un avenir européen pour les Balkans occidentaux. <br />L'UE doit maintenir ses engagements vis-à-vis des pays des Balkans occidentaux, tel est le principal message des députés qui ont adopté un rapport d'initiative relatif à l'avenir de cette région. Ils ont également approuvé une résolution sur la situation en Bosnie-Herzégovine. <br />Comment consolider la stabilité et la prospérité de la région des Balkans occidentaux ? Dans un rapport (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique1" rel="directory">Europe du Sud-Est</a> <div class='rss_texte'><p class="spip"><br /> Communiqué de presse du Parlement européen du 24 avril 2009</p> <p class="spip">" Un avenir européen pour les Balkans occidentaux.</p> <p class="spip">L'UE doit maintenir ses engagements vis-à-vis des pays des Balkans occidentaux, tel est le principal message des députés qui ont adopté un rapport d'initiative relatif à l'avenir de cette région. Ils ont également approuvé une résolution sur la situation en Bosnie-Herzégovine.</p> <p class="spip">Comment consolider la stabilité et la prospérité de la région des Balkans occidentaux ? Dans un rapport d'initiative sur cette région et une résolution sur la situation en Bosnie-Herzégovine, le Parlement met en avant le rôle primordial de l'Union européenne dans ce domaine.</p> <p class="spip">*Balkans occidentaux : l'UE en ligne de mire*</p> <p class="spip">"/La perspective de l'adhésion à l'UE et les avantages qui en découlent constitue la première garantie de stabilité et le principal moteur des réformes pour les pays des Balkans occidentaux/" souligne le rapport d'initiative de Anna Ibrisagic (PPE-DE, SE) adopté à une large majorité par 305 voix pour, 35 voix contre et 8 abstentions. Selon le Parlement, l'influence de l'Union européenne dépend de la crédibilité de son engagement visant à permettre aux États de la région qui satisfont intégralement aux critères de Copenhague de devenir membres à part entière de l'Union européenne. Ainsi les députés invitent la Commission et les États membres à maintenir fermement leur engagement en faveur de l'élargissement futur incluant les Balkans occidentaux.</p> <p class="spip">En outre, le Parlement souligne que toutes les parties concernées doivent "/déployer des efforts importants afin de trouver des solutions acceptables pour les deux parties aux conflits bilatéraux restés en suspens entre des États membres de l'Union européenne et des pays des Balkans occidentaux ainsi qu'entre les pays des Balkans occidentaux eux-mêmes/".</p> <p class="spip">Concernant les visas, il est important, selon le rapport, d'assouplir le régime des visas Schengen pour les citoyens des Balkans occidentaux. Les députés se félicitent par conséquent du dialogue engagé sur la question de l'assouplissement du régime des visas.</p> <p class="spip">Les parlementaires évoquent également la coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex Yougoslavie (TPIY) soulignant que "/la coopération pleine et entière avec le TPIY/" constitue une condition essentielle du processus d'adhésion.</p> <p class="spip">Préoccupés par les ingérences politiques dont les médias font l'objet ainsi que par le climat de menaces et de harcèlement qui pèse sur les journalistes d'investigation, les députés demandent aux États des Balkans occidentaux de respecter pleinement les droits des journalistes et des médias indépendants "/en tant que pouvoir légitime dans un État européen démocratique/".</p> <p class="spip">Enfin, les députés soutiennent logiquement le dialogue interparlementaire au niveau régional et soulignent l'importance "/d'associer pleinement les parlements nationaux/" des pays des Balkans occidentaux au processus d'intégration européenne.</p> <p class="spip">*Bosnie-Herzégovine : les députés dénoncent l'absence d'une vision politique commune*</p> <p class="spip">"/Seul un Etat unique et souverain de Bosnie-Herzégovine pourra espérer rejoindre un jour l'UE/", affirme une résolution déposée par Doris Pack (PPE-DE, DE) et adoptée par 305 voix pour, 23 voix contre et 12 abstentions. Inquiets de la dégradation du climat politique dans ce pays, les députés déplorent le "/peu d'attention/" accordé par le Conseil et le "/manque de détermination/" des Etats membres de l'UE de s'attaquer à cette question.</p> <p class="spip">Dans la résolution, les députés mettent en avant quatre points-clés pour le futur du pays :</p> <p class="spip">* mener à bien la réforme constitutionnelle en priorité,</p> <p class="spip">* renforcer le mandat du Haut-représentant,</p> <p class="spip">* régler la question des minorités ethniques,</p> <p class="spip">* clarifier le rôle du représentant spécial pour l'UE : le représentant spécial de l'UE pour la Bosnie-Herzégovine, le diplomate autrichien Valentin Inzko, a pris ses fonctions le 26 mars dernier."</p></div> Arrestation de Stojan Zupljanin http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article640 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article640 2008-06-12T09:36:56Z text/html fr Maurice LAZAR Stojan Zupljanin, l'un des quatre fugitifs encore recherchés par le TPI, avec Radovan Karadzic, Ratko Mladic et Goran Hadzic, a été arrêté le 11 juin dans un appartement de Pancevo, près de Belgrade. Il devrait être prochainement transféré à La Haye. <br />Il est accusé de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre pour tortures, persécutions, meurtres, mauvais traitements, actes inhumains et destruction, commis notamment dans le nord-ouest de la Bosnie. <br />Cette arrestation a été immédiatement (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique1" rel="directory">Europe du Sud-Est</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Stojan Zupljanin, l'un des quatre fugitifs encore recherchés par le TPI, avec Radovan Karadzic, Ratko Mladic et Goran Hadzic, a été arrêté le 11 juin dans un appartement de Pancevo, près de Belgrade. Il devrait être prochainement transféré à La Haye.</p> <p class="spip">Il est accusé de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre pour tortures, persécutions, meurtres, mauvais traitements, actes inhumains et destruction, commis notamment dans le nord-ouest de la Bosnie.</p> <p class="spip">Cette arrestation a été immédiatement saluée en BH, en Serbie et par les autorités internationales, dont celles de Bruxelles, les uns y voyant la preuve de la collaboration effective de la Serbie avec le TPI, les autres de celle que le gouvernement de Belgrade est parfaitement en capacité de respecter ses obligations, s'il le veut. C'est cette dernière interprétation qui ressort de la déclaration du Procureur du TPI, Serge Brammertz, selon lequel cet événement confirme que " les fugitifs restants sont à portée de main en Serbie"</p> <p class="spip">Ce geste des services de sécurité serbes intervient au lendemain de l'annonce par le gouvernement néerlandais, qu'au vu du rapport négatif que le Procureur a très récemment présenté au Conseil de Sécurité, il ne soumettrait pas l"Accord de stabilisation et d'association entre l'UE et la Serbie, à la ratification de son parlement. Il tombe aussi à un moment où se poursuivent à Belgrade de tortueuses négociations sur la formation d'une nouvelle majorité parlementaire et gouvernementale incluant le SPS (parti de Milosevic) au côté des démocrates du Président Tadic et leurs alliés. Le SPS, qui opère sans guère de scrupules- faut-il s'en étonner ?- un renversement de ses alliances, ira-t-il jusqu' à accepter l'envoi à La Haye de ressortissants serbes, ce qu'il a jusqu'à maintenant refusé ? Sa vice-présidente, Slavica Djukic-Dejanocic, a réaffirmé que son parti contestait la légitimité du TPI. L'acquittement par le tribunal de Pozarevac de Marko Milosevic, fils de son père, faute de preuves suffisantes de son implication dans des violences faites à des militants du mouvement "Otpor" en 2000, ne serait qu'une concession mineure au regard des exigences des dirigeants de ce parti, bien avancés pour obtenir beaucoup plus, et principalement leur réhabilitation comme acteurs politiques fréquentables de la scène nationale et internationale.</p> <p class="spip">Il semble maintenant presque acquis que Boris Tadic parviendra à constituer une majorité dite démocratique et proeuropéenne, avec la participation du SPS (qui ne renie pas la politique de Milosevic) et d'anciens compagnons du criminel Arkan. Les dirigeants du LDP (13 députés sur 250), et l'autonomiste de Voïvodine, Nenad Canak, vieil et farouche adversaire de Milosevic élu sur la liste du bloc démocrate, qui s'évertuent à expliquer que leur soutien parlementaire ne concerne que l'entrée dans l'Union européenne, ont du mal à se faire entendre du petit carré de l'opposition résolument antinationaliste, déconcerté par la brusque recomposition du paysage politique serbe.</p> <p class="spip">Association Sarajevo</p></div> Menaces sur les droits humains et contre la liberté d'expression en Serbie http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article619 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article619 2008-02-27T10:57:59Z text/html fr Maurice LAZAR Appel à l'attention des autorités françaises pour qu'elles interviennent en faveur de la liberté d'expression et de la protection des défenseurs des droits humains en Serbie ( 25 févier 2008) <br />Monsieur le Ministre, <br />Depuis la déclaration d'indépendance du Kosovo dimanche 17 février, la scène politique se radicalise en Serbie et les défenseurs des droits de l'homme sont de plus en plus ouvertement menacés. Des scènes de violence se multiplient dans les rues de (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique1" rel="directory">Europe du Sud-Est</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Appel à l'attention des autorités françaises pour qu'elles interviennent en faveur de la liberté d'expression et de la protection des défenseurs des droits humains en Serbie ( 25 févier 2008)</p> <p class="spip">Monsieur le Ministre,</p> <p class="spip">Depuis la déclaration d'indépendance du Kosovo dimanche 17 février, la scène politique se radicalise en Serbie et les défenseurs des droits de l'homme sont de plus en plus ouvertement menacés. Des scènes de violence se multiplient dans les rues de plusieurs villes de Serbie et plusieurs représentations étrangères ont été attaquées à Belgrade comme à Banja Luka (capitale de la Republika Srpska). A ces occasions, la police a fait preuve d'une notable passivité.</p> <p class="spip">C'est Nataša Kandić, Directrice du Humanitarian Law Center et personnalité reconnue dans le monde pour sa lutte en faveur de la vérité sur les crimes de guerre, qui a fait l'objet des avertissements les plus explicites ces derniers jours suite à sa présence à Pristina le jour de la déclaration d'indépendance du Kosovo : <br /><img src="http://www.association-sarajevo.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> Mardi 19 février, le représentant du Parti socialiste de Serbie (SPS) a indiqué devant le Parlement serbe que tous les partis politiques et les ONG qui reconnaîtraient l'indépendance du Kosovo seraient bannis. <br /><img src="http://www.association-sarajevo.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> Le même jour, le SPS a lancé une pétition pour qu'une action en justice soit engagée contre Nataša Kandić, au motif qu'elle aurait « commis un acte criminel sérieux contre l'ordre constitutionnel et la sécurité de la République serbe en menaçant l'indépendance de l'Etat et son intégrité territoriale ». <br /><img src="http://www.association-sarajevo.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> Le même jour, le quotidien Novosti a publié un article intitulé « Nataša, la femme qui n'existe plus » indiquant que son élimination serait sans conséquence. Il est important de rappeler que c'est dans le même journal qu'avaient été publiées les menaces contre Zoran Đinđić, Premier ministre assassiné en février 2003.</p> <p class="spip">Nous pensons donc qu'il y a actuellement de sérieuses raisons d'être inquiets pour la sécurité physique de Nataša Kandić, ainsi que de plusieurs autres défenseurs des droits de l'homme dans le pays. En conséquence de quoi nous demandons aux autorités françaises d'intervenir, en particulier à travers le Conseil de l'Union européenne, afin que les autorités serbes : <br /><img src="http://www.association-sarajevo.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> prennent des mesures concrètes et immédiates afin d'empêcher toute future violation des droits de l'homme ; <br /><img src="http://www.association-sarajevo.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> condamnent toute propension à faire des défenseurs des droits humains des boucs émissaires ; <br /><img src="http://www.association-sarajevo.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> garantissent la liberté d'expression de toutes les composantes de la société serbe.</p> <p class="spip">Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre, l'assurance de notre très haute considération.</p> <p class="spip">Associations signataires :</p> <p class="spip">Association Sarajevo Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) Centre André Malraux Comité Kosovo Guernica ADPE Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains (programme de la Fédération internationale des droits de l'homme et de l'Organisation mondiale contre la torture)</p> <p class="spip">Les personnalités suivantes soutiennent également l'appel : M. l'Ambassadeur Georges-Marie Chenu M. Paul Garde, professeur émérite d'université Mme Florence Hartmann, journaliste M. Pierre Hassner, professeur d'université Mme Sylvie Matton, journaliste</p> <p class="spip">Copies : - Monsieur Javier Solana, Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune <br /><img src="http://www.association-sarajevo.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> Madame Rama Yade, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme</p></div> Carla Del Ponte opposée à la signature de l'accord de stabilisation et d'association entre l'UE et la Serbie http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article601 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article601 2007-12-07T09:06:17Z text/html fr Carla Del Ponte ne donnera pas un avis favorable à la signature d'un accord de stabilisation et d'association entre l'UE et la Serbie si Mladic ne se trouve pas à La Haye le 10 décembre . C'est l'ultimatum que la Procureure en chef du TPI a lancé à la Serbie à l'issue de son dernier voyage officiel à Belgrade, avant la fin de son mandat qui expire le 31 décembre, pour être transmis le 1° janvier au nouveau magistrat désigné par le Conseil de sécurité, le Belge Serge Brammertz. <br />Elle a dit (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique1" rel="directory">Europe du Sud-Est</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Carla Del Ponte ne donnera pas un avis favorable à la signature d'un accord de stabilisation et d'association entre l'UE et la Serbie si Mladic ne se trouve pas à La Haye le 10 décembre . C'est l'ultimatum que la Procureure en chef du TPI a lancé à la Serbie à l'issue de son dernier voyage officiel à Belgrade, avant la fin de son mandat qui expire le 31 décembre, pour être transmis le 1° janvier au nouveau magistrat désigné par le Conseil de sécurité, le Belge Serge Brammertz.</p> <p class="spip">Elle a dit avoir pris cette décision en toute connaissance du moment " particulièrement difficile" que traverse la Serbie, avant les élections présidentielles (prévues pour janvier) et la fixation du statut du Kosovo. En dépit des progrès enregistrés dans la coopération avec le Tribunal de la Haye, notamment dans la collecte des documents d'archives des services de sécurité, et de la volonté affichée par les dirigeants serbes d'arrêter les criminels en fuite, elle a finalement estimé que c'est l'arrestation elle-même qui comptait. et qu'elle était à portée de main des autorités de Belgrade.</p> <p class="spip">Le procureur serbe pour les crimes de guerre Vladimir Vukcevic a reconnu que Ratko Mladic pouvait être en Serbie. Il a précisément déclaré :" J'ai dit à la Procureure que nous pensons que Mladic est en Serbie, Karadzic dans la région ( Serbie, BH ou Monténégro), Zupljanin et Hadzic probablement en Serbie. Mais nous ne savons pas où ils se trouvent. Si nous le savions, nous les arrêterions."</p> <p class="spip">Cette prise de position de Carla Del Ponte contrariera sans doute les milieux européens pressés de soutenir l'aile de la coalition gouvernementale serbe qu'ils considèrent comme modérée dans la lutte à peine voilée qui l'oppose à la tendance intransigeante du nationalisme serbe sur la question du Kosovo. Si l'une et l'autre, dirigées respectivement par le Président de la République Tadic et le Premier ministre Kostunica repoussent avec la même véhémence l'indépendance du Kosovo, elles divergent sensiblement sur les réponses, plus ou moins enflammées, qu'elles entendent apporter à la proclamation d'indépendance des Kosovars et surtout aux reconnaissances internationales qui s'ensuivront.</p> <p class="spip">C'est au Conseil européen, dont une session doit se tenir les 10 et 11 décembre, qu'il reviendra de prendre la décision concernant cet accord de stabilisation et d'association. Le Président nouvellement élu de Slovénie, Danilo Türk, dont le pays prendra la présidence de l'UE le 1° janvier, considère pour sa part "qu'il ne peut y avoir de compromis. Mladic doit être arrêté et remis au Tribunal [de La Haye] . C'est probablement un avis partagé par nombre de dirigeants européens.</p> <p class="spip">Association Sarajevo</p></div> Dernier rapport de Christian Schwarz-Schilling au Conseil de Sécurité http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article562 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article562 2007-05-20T12:13:14Z text/html fr Christian Schwarz-Schilling a présenté le 16 mai son dernier rapport au Conseil de Sécurité de l'ONU sur la situation en Bosnie-Herzégovine. Il a repris les nombreuses observations critiques qu'il n' a cessé d'émettre pendant l'année et demie de son mandat, particulièrement depuis les élections d'octobre dernier qui n'ont fait que raviver les tensions et accentuer la crise permanente dont le pays ne peut sortir, faute de réaliser les réformes nécessaires à son intégration dans les (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique1" rel="directory">Europe du Sud-Est</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Christian Schwarz-Schilling a présenté le 16 mai son dernier rapport au Conseil de Sécurité de l'ONU sur la situation en Bosnie-Herzégovine. Il a repris les nombreuses observations critiques qu'il n' a cessé d'émettre pendant l'année et demie de son mandat, particulièrement depuis les élections d'octobre dernier qui n'ont fait que raviver les tensions et accentuer la crise permanente dont le pays ne peut sortir, faute de réaliser les réformes nécessaires à son intégration dans les structures euro-atlantiques, réformes dont il a énuméré la longue et habituelle liste.</p> <p class="spip">Il a attribué cet état de choses à la "continuelle rhétorique de confrontation entretenue à la fois par les dirigeants de la RS et ceux de la Fédération", qui leur éviterait de s'attaquer aux véritables problèmes du pays. Cette équivalence posée sans nuances, il n'en a pas moins clairement accusé la Serbie de ne pas s'acquitter de ses obligations au regard de l'arrêt de la CIJ et de sa coopération avec le TPIY, concernant le génocide de Srebrenica et l'arrestation De Mladic et de Karadzic. Il a relevé que la lettre qu'il a adressée, à ce sujet, au Président de la Serbie, Boris Tadic, était demeurée sans réponse. Il a demandé au Conseil de Sécurité de "considérer sérieusement comment la Serbie peut être amenée à exécuter l'arrêt de la CIJ", ce qui relève de sa responsabilité d'assurer la stabilité de la région.</p> <p class="spip">Une importante partie du rapport porte d'ailleurs sur Srebrenica, à la lumière de l'arrêt de la plus haute instance judiciaire des Nations Unies. Rejetant la demande de donner un statut institutionnel particulier à la ville, qui contreviendrait selon lui, aux accords de Dayton, et mettant en cause ce qu'il considère comme des "manipulations politiques", il a décrit le rôle de son envoyé spécial, Clifford Brown, chargé de coordonner l'action des acteurs locaux et de la "Communauté internationale' pour améliorer les conditions de vie des habitants de Srebrenica, notamment par le renforcement des droits des expulsés de retour. Il n'a pas mentionné la nécessaire épuration de la police de la RS , qui compterait encore plusieurs centaines de membres inscrits sur la liste des participants directs au massacre, ce qui touche au problème de la réforme de la police, obstacle majeur à la signature d'un Accord de stabilisation et d'association avec l'UE.</p> <p class="spip">Parmi les points positifs qu'il a mis au compte de la BH, le Haut-Représentant sortant a cité le bon déroulement des élections d'octobre, l'accession de la BH au Partenariat pour la Paix, sa participation à l'accord de création d'une zone le libre échange dans le Sud-est européen (CEFTA) et le tout récent choix de Sarajevo comme siège du Conseil de coopération régional, nouvelle dénomination du Pacte de stabilité du Sud-est européen. A deux jours près, il aurait pu ajouter l'élection de la BH au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, au titre des Etats de l'Europe orientale, acquise contre la candidature rivale de la Belarus... Ce ne sont pas ces titres et désignations, certes flatteurs, qui permettront à la BH de s'établir réellement comme un Etat fonctionnel et conforme aux normes du droit européen.</p> <p class="spip">La vérité de la situation de la Bosnie-Herzégovine est celle qui est exposée par le communiqué suivant, en date du 10 mai, de la Présidence de l'Union européenne :</p> <p class="spip">" Les Etats membres de l'UE ont approuvé le 3 mai 2007 le texte de l'accord de stabilisation et d'association avec la Bosnie-Herzégovine. La conclusion de cet accord permettrait à la Bosnie-Herzégovine de se rapprocher de l'UE.</p> <p class="spip">Lors de l'ouverture des négociations,il a cependant été convenu que la conclusion de l'accord dépendait des progrès réalisés dans la mise en place de l'administration en Bosnie-Herzégovine, la mise en oeuvre de la réforme de la police et de la législation relative à la radiodiffusion publique, ainsi que de la coopération sans réserve avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. La présidence est préoccupée par le fait que les progrès de réforme nécessaires à cette fin n'ont toujours pas été accomplis.</p> <p class="spip">La présidence de l'UE appelle donc toutes les parties concernées en Bosnie-Herzégovine à coopérer de manière constructive afin de surmonter le plus rapidement possible les obstacles restants. Dans ce but, les dirigeants politiques du pays doivent clairement, rapidement et résolument assumer leur responsabilité et sortir de la stagnation actuelle."</p> <p class="spip">On remarquera qu'au moment où la porte de l'UE se trouve ainsi fermée à la BH du fait, notamment, que la RS ne veut pas renoncer à sa police, les autorités de Bruxelles s'apprêtent à la rouvrir à la Serbie, alors que Mladic court toujours dans le pays et que le seul bon point décerné aux dirigeants de Belgrade est qu'ils aient, sous la pression internationale, réussi en dernière minute à former un gouvernement soi-disant "proeuropéen" où s'équilibrent partisans et adversaires de l'alliance entre démocrates supposés et ultra-nationalistes déclarés, tous unis pour s'opposer à l'indépendance du Kosovo soutenue par l'UE.</p> <p class="spip">Christian Schwarz-Schilling a justement demandé au Conseil de Sécurité de l'ONU d'exercer ses responsabilités pour exiger de la Serbie qu'elle respecte ses obligations découlant de l'arrêt de la CIJ. Il pourrait demander la même chose à l'Union européenne et à ses Etats membres. Peut-être sera-ce la tâche de son successeur Miroslav Lajcak.</p> <p class="spip">Association Sarajevo</p></div> Les élections législatives en Serbie http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article516 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article516 2007-01-22T12:33:55Z text/html fr Les résultats des élections législatives du 21 janvier en Serbie ont donné les résultats suivants pour l'attribution des 250 sièges de députés que comporte l'Assemblée nationale : <br />SRS (parti radical de Vojislav Seselj) : 81 sièges pour 28,32%¨des suffrages <br />DS (parti démocrate de Boris Tadic) 65 sièges pour 22,67% <br />DSS-NS (coalition dirigés par Vojislav Kostunica) (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique1" rel="directory">Europe du Sud-Est</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Les résultats des élections législatives du 21 janvier en Serbie ont donné les résultats suivants pour l'attribution des 250 sièges de députés que comporte l'Assemblée nationale :</p> <p class="spip">SRS (parti radical de Vojislav Seselj) : 81 sièges pour 28,32%¨des suffrages</p> <p class="spip">DS (parti démocrate de Boris Tadic) 65 sièges pour 22,67%</p> <p class="spip">DSS-NS (coalition dirigés par Vojislav Kostunica) 47 sièges pour 16,38%</p> <p class="spip">G 17 plus ( parti de Mladan Dinkic) 19 sièges pour 6,79%</p> <p class="spip">SPS (parti de feu Milosevic) 16 sièges pour 5,64%</p> <p class="spip">LDP et 3 autres partis (coalition dirigée par Cedomir Jovanovic) 15 sièges pour 5,33%</p> <p class="spip">Sièges attribués aux partis de minorités nationales : Hongrois 3 sièges pour 1,57%</p> <p class="spip">Musulmans du Sandjak 2 sièges pour 0,91%</p> <p class="spip">Roms 2 sièges pour 0,83%</p> <p class="spip">L'attribution d'un siège aux Albanais de la vallée de Presevo est encore indécise.</p> <p class="spip">Le SPO de Vuk Draskovic n'a pas atteint les 5% nécessaires pour pouvoir être représenté à l'Assemblée.</p> <p class="spip">La première constatation est que la configuration électorale serbe a peu varié. Les grandes forces politiques sont restées relativement stables, avec la prédominance du bloc ultra-nationaliste constitué d'une branche criminelle ( SRS+SPS=34%) et d'une autre, qui se veut policée(Kostunica 16%), soit 50% du corps électoral, et le maintien d'une tendance moderniste-proeuropéene, qui n'ose cependant pas rompre avec la thématique nationale de rigueur (DS+G 17= 29,5%). Le seul fait nouveau est l'entrée au Parlement du courant anti-nationaliste et proeuropéen qui a toujours existé en Serbie mais a été revigoré par l'émergence d'un leader jeune et dynamique en la personne de Cedomir Jovanovic, dit Ceda, qui a fondé récemment le LDP (parti libéral-démocrate). Ses 15 députés feront entendre à l'Assemblée une autre musique que celle du passé.</p> <p class="spip">Bien qu'arrivé en troisième position, Vojislav Kostunica détient la clé de toutes les combinaisons politiques. La logique des affinités idéologiques devrait le pousser à une alliance avec les radicaux, mais ce serait par là perdre son auréole de "démocrate" et le soutien de l'étranger. Les radicaux de leur côté, préfèrent les avantages d'une confortable opposition.</p> <p class="spip">On s'acheminera probablement ainsi vers la formation difficile d'une majorité verbalement démocratique et proeuropéenne incluant le Parti démocrate de Tadic, le Parti démocratique serbe de Kostunica et le G 17 de Dinkic, minés par leurs divergences politiques et leurs rivalités personnelles. Cela suffira sans doute aux dirigeants européens pour saluer le succès de la démocratie en Serbie et continuer de ménager les autorités de Belgrade quel soit leur refus de se conformer à leurs obligations, notamment à l'égard du TPI, et de prendre acte de la nouvelle réalité géopolitique des Balkans après les guerres perdues de Milosevic,principalement au regard de la Bosnie-Herzégovine ou du Kosovo.</p> <p class="spip">Association Sarajevo</p></div> Les "Balkans occidentaux" dans le cadre de l'élargissement de l'UE. http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article464 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article464 2006-06-13T09:48:54Z text/html fr Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union européenne, réunis à Bruxelles le 12 juin, ont entériné le référendum d'indépendance du Monténégro, ce qui permettra à cet Etat de nouer des relations diplomatiques avec les pays tiers et de continuer à mener, sur de nouvelles bases, les discussions préliminaires en vue de son adhésion à l'UE. <br />L'Albanie, qui fait partie du groupe des « Balkans occidentaux », vient de signer son Accord de stabilisation et d'association, ce qui la (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique1" rel="directory">Europe du Sud-Est</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union européenne, réunis à Bruxelles le 12 juin, ont entériné le référendum d'indépendance du Monténégro, ce qui permettra à cet Etat de nouer des relations diplomatiques avec les pays tiers et de continuer à mener, sur de nouvelles bases, les discussions préliminaires en vue de son adhésion à l'UE.</p> <p class="spip">L'Albanie, qui fait partie du groupe des « Balkans occidentaux », vient de signer son Accord de stabilisation et d'association, ce qui la place, dans la voie de son rapprochement avec l'Union européenne devant la Serbie, dont les négociations pour la conclusion de cet accord sont suspendues pour cause de non arrestation de Mladic, et la Bosnie-Herzégovine qui a entamé ces discussions, mais qui risque de les voir interrompre si elle ne procède pas aux réformes demandées par Bruxelles, dont celle de la police. L'arrestation de Karadzic demeure, à terme, une condition impérative à l'adhésion. La Croatie a, quant à elle, satisfait aux clauses du premier « chapitre » des 35 qui composent le menu des obligations à remplir pour parvenir à l'étape finale de l'adhésion, envisagée pour fin de la décennie. Rappelons qu'elle aura la chance d'échapper au référendum d'approbation que Chirac a fait à inscrire dans la constitution française pour toutes les nouvelles adhésions, après celles de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Croatie.</p> <p class="spip">Le commissaire à l'élargissement Olli Rehn, s'exprimant devant la délégation de l'Assemblée nationale de l'Union européenne a exposé l'approche très restrictive qui est désormais celle de l'ensemble des autorités européennes à l'égard de l'élargissement de l'Union. On trouvera ci-dessous l'intégralité de son exposé :</p> <p class="spip">"Délégation de l'Assemblée nationale de l'Union européenne Paris, 6 juin 2006</p> <p class="spip">Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés,</p> <p class="spip">Je vous remercie de l'occasion qui m'est donnée une fois encore pour débattre de l'élargissement en ces lieux. J'étais venu à l'Assemblée nationale, devant la commission des affaires étrangères, il y a exactement six mois, le 6 décembre 2005, pour faire le tour de la question avec vos collègues.</p> <p class="spip">Permettez-moi donc de saluer la régularité métronomique avec laquelle l'Assemblée entend se tenir informée des derniers développements de ce dossier. Deux fois par an, ce n'est certainement pas trop pour se mettre à jour, en particulier en cette période critique pour notre projet européen.</p> <p class="spip">Le 1er mai dernier, nous avons célébré le deuxième anniversaire de l'élargissement à dix nouveaux pays d'Europe centrale et méridionale. Je ne reviens pas sur la dimension politique et historique de cet événement, qui a réuni pour la première fois, de manière pacifique, dans un espace commun de droit, de démocratie et de libertés, l'Est et l'Ouest de notre continent. Le 1er mai 2004, après soixante de ans de divisions, l'Europe tournait enfin la page du XXe siècle. Beaucoup a été dit et écrit depuis lors sur cette adhésion et ses conséquences. Elle a été parée de certaines vertus, on lui a surtout prêté beaucoup de malédictions : l'immigration massive d'une main d'œuvre corvéable et bon marché, les délocalisations, le surcoût budgétaire, la paralysie de nos institutions...</p> <p class="spip">Commençons donc peut-être par faire un premier bilan, à tête reposée, de ces deux ans d'Europe élargie. Si l'on prend comme point de départ les objectifs de l'exercice, nous n'avons franchement aucune raison de nous plaindre. Cet élargissement était guidé par un seul souci : étendre à des pays qui en avaient été injustement privés par l'Histoire, l'espace de paix, de stabilité, de démocratie et de prospérité qui fondent notre construction européenne, et s'assurer que les nouveaux venus respectent les mêmes règles de droit, les mêmes politiques communes - en d'autres termes : qu'ils jouissent des mêmes droits et se plient aux mêmes obligations que les membres existants.</p> <p class="spip">A cette aune-là, le 5e élargissement donne, jusqu'à présent du moins, pleine satisfaction. Dans les nouveaux pays membres, la démocratie est partout la référence ; notre acquis communautaire - c'est-à-dire l'ensemble des lois et des politiques de l'Union - y est appliqué, souvent mieux même que chez certains pays fondateurs ; grâce à une croissance dynamique, le rattrapage économique est en bonne voie.</p> <p class="spip">Par ailleurs, que sont devenues les catastrophes annoncées ? Les plombiers polonais n'ont pas submergé nos marchés du travail, y compris dans les pays ayant complètement ouvert leurs frontières aux travailleurs salariés (dois-je rappeler au passage que les artisans sont déjà libres de s'établir à leur compte partout dans l'Union et que, en outre, le secteur du bâtiment en France a un besoin urgent de plombiers).</p> <p class="spip">Les délocalisations vers l'Europe centrale, au-delà des quelques cas difficiles qui se sont produits, sont demeurées un phénomène très marginal. La charge budgétaire pour les prochaines années reste grosso modo comparable à celle qui prévalait avant l'adhésion. Les nouveaux pays membres n'ont pas tiré l'Europe sociale vers le bas, comme en témoigne le compromis atteint sur la directive services (l'ex-directive Bolkestein). Enfin, nos institutions ne sont pas paralysées par le nombre et continuent de travailler, fonctionner et décider.</p> <p class="spip">Mesdames et Messieurs,</p> <p class="spip">Quelles conclusions tirer de ce bilan ? Tout simplement, que nous n'avons pas à en rougir - bien au contraire ! Cela ne signifie certainement pas que nous ignorons la lassitude, les craintes, le vertige, des citoyens vis-à-vis de l'élargissement. Mais cela ne doit pas nous empêcher de reconnaître la valeur ajoutée, pour l'ensemble des Européens, d'un processus d'adhésion géré avec prudence et rigueur.</p> <p class="spip">Faut-il alors poursuivre les adhésions comme si de rien n'était ? Un simple regard sur la situation d'aujourd'hui fournit la réponse : après la Bulgarie et de la Roumanie, qui ont conclu un Traité d'adhésion en 2005, aucune autre adhésion nouvelle n'est prévue au cours des prochaines années, pas avant la fin de la décennie en tout cas.</p> <p class="spip">Le prochain pays sur la liste sera probablement la Croatie - je dis probablement parce que ce pays devra au préalable avoir rempli toutes les conditions requises.</p> <p class="spip">Au-delà, tout pronostic est impossible : les négociations avec la Turquie ont certes débuté, mais nous savons tous, y compris les Turcs eux-mêmes, que le processus sera long et sans garantie sur son issue. Même chose pour les pays des Balkans occidentaux, qui se situent à un stade plus précoce encore de leurs relations avec l'Union.</p> <p class="spip">Tout ceci laisse à l'Union européenne une période amplement suffisante pour réfléchir et décider sereinement sur son projet, sa nature et son avenir, et notamment pour régler les questions institutionnelles en souffrance. Cette phase de respiration lui permettra aussi, pour reprendre les propos tenus récemment par Jacques Delors, de créer, je cite, ce « minimum d'esprit de famille, de compréhension des autres, de connaissance de leur psychologie et de leurs traditions nationales, et de consolider et enrichir le contrat de mariage à 25 ». C'est dans cet esprit que nous prenons au sérieux les préoccupations de nos concitoyens sur le rythme de l'élargissement. C'est pourquoi je propose de construire un nouveau consensus sur l'élargissement basé sur deux principes : un, défendre l'intérêt stratégique de l'Europe qui est d'étendre et de consolider l'espace de paix, de liberté et de prospérité, et donc de respecter les engagements pris ; deux, s'assurer dans le même temps que l'Union, à tout moment, maintient et développe sa capacité de décision et d'action, à l'intérieur aussi bien qu'à l'extérieur de ses frontières.</p> <p class="spip">Premier principe : la consolidation des engagements déjà consentis. Cela signifie tout d'abord qu'à ce stade, et pour ce que j'appellerais un avenir prévisible, nous ne pouvons prendre d'engagements nouveaux. Mais cela signifie aussi que nous respectons la parole donnée. Nous réaffirmons donc la perspective offerte aux pays des Balkans occidentaux et à la Turquie.</p> <p class="spip">Ce n'est pas pour autant une garantie : ces pays devront au préalable respecter à la lettre les conditions posées par les fameux « critères de Copenhague » qui définissent la capacité du candidat à adhérer. C'est là un principe cardinal de cette politique : la conditionnalité stricte. J'invite ceux qui douteraient de notre détermination à se souvenir de la décision de la Commission de reporter toute négociation avec Belgrade tant que le criminel de guerre Ratko Mladic n'aura pas été localisé et transféré au tribunal pénal international de La Haye. Je les renvoie aussi à notre récente position sur la Bulgarie et la Roumanie. Permettez-moi ici d'en dire deux mots. L'objectif de l'Union européenne, rappelé par le Conseil européen lui-même, est l'adhésion de ces deux pays en 2007. Le devoir de la Commission, en tant que gardienne des traités, est de s'assurer qu'ils sauront faire face à leurs obligations une fois membres de l'Union. Un examen minutieux et détaillé a conduit la Commission à considérer que la Bulgarie et la Roumanie pourront rejoindre l'Union le 1er janvier 2007 pour autant qu'ils auront comblé les dernières lacunes. La Commission évaluera leurs efforts et leurs progrès pas plus tard que début octobre et dira alors si, oui ou non, l'adhésion en 2007 peut être maintenue.</p> <p class="spip">Nous accorderons une attention particulière à la réforme de la justice et au combat contre la corruption - et ce au plus haut niveau. Ces efforts sont d'autant plus urgents et nécessaires qu'ils doivent assurer le fonctionnement de l'état de droit, pierre angulaire de l'économie et de la société dans son ensemble. Cela dit, saluons aussi les progrès réels effectués par ces deux pays depuis octobre 2005. Les domaines particulièrement préoccupants sont ainsi passés de 16 à 6 dans le cas de la Bulgarie, de 14 à 4 dans le cas de la Roumanie.</p> <p class="spip">J'en viens maintenant au second grand principe : assurer à tout moment notre capacité de décision et d'action, ou ce qu'on appelle dans notre jargon la « capacité d'absorption » ou « capacité d'assimilation ».</p> <p class="spip">Pour résumer en deux mots, la capacité d'absorption détermine dans quelle mesure l'UE peut accueillir de nouveaux membres tout en restant efficace. Il s'agit donc avant tout d'un concept opérationnel et non pas d'un concept géographique. Il tient compte de deux facteurs : la transformation des candidats en Etats membres respectant pleinement leurs obligations, et le développement des politiques et institutions de l'Union. Le concept de la capacité absorption est apparu pour la première fois sous la plume des chefs d'Etat et de gouvernements de l'Union européenne au Conseil européen de Copenhague en 1993. Il comprend plusieurs dimensions : économique, financière, institutionnelle et démocratique. Il ne s'agit donc pas d'un concept nouveau, dont il n'aurait nullement été tenu compte au cours du dernier élargissement, bien au contraire !</p> <p class="spip">Par exemple, dès 1997, la Commission présentait une stratégie globale intitulée Agenda 2000, incluant la réforme des politiques communes (agriculture, fonds structurels) et du budget de l'UE, qui ouvrait ainsi la voie à l'élargissement de 2004. De notre côté, nous procèderons, en 2008 ou 2009, à une révision du budget de l'Union. . La Commission présentera alors des propositions de réformes globales du budget et des politiques communes. Au plan institutionnel, le dernier élargissement a été préparé par le traité de Nice, qui fixe les règles de fonctionnement d'une Union à 27 membres. Vingt-cinq plus la Bulgarie et la Roumanie égalent vingt-sept. Nous y voilà. Il nous faudra donc songer à un nouvel accord institutionnel, et le plus tôt sera le mieux. Non pas à cause des élargissements à venir, mais parce que c'est déjà nécessaire aujourd'hui pour faire mieux, tout simplement.</p> <p class="spip">J'insiste sur ce point : les réformes de l'Union sont de toute façon indispensables et ne doivent pas dépendre des futures adhésions. En revisant notre budget, nos politiques communes et le fonctionnement de nos institutions, nous préparons un nouvel agenda politique pour l'Europe ”. Il s'agit d'abord et avant tout de relever les défis de la mondialisation et de la modernisation économique. Un mot enfin sur la légitimité démocratique. Elle est cruciale. Je rappelle que toute décision dans le cadre de l'élargissement est prise à l'unanimité par les gouvernements démocratiquement élus des Etats membres, qui représentent leurs citoyens à Bruxelles. Tous les parlements nationaux sont tenus de ratifier les traités d'adhésion.</p> <p class="spip">Le Parlement européen élu au suffrage universel doit donner son avis conforme. On le constate, toute décision majeure nécessite le blanc-seing de toutes les institutions démocratiques compétentes, que ce soit au niveau de l'Union européenne ou de chaque Etat membre.</p> <p class="spip">Mesdames et Messieurs,</p> <p class="spip">Nous disposons d'un bien précieux avant les prochains élargissements : le temps. Profitons-en dès maintenant pour améliorer la capacité de fonctionnement de notre Union. Mais laissons aux pays candidats leur chance, la chance de démontrer qu'eux aussi peuvent intégrer les valeurs démocratiques qui fondent notre projet, mettre en œuvre nos politiques, respecter nos règles. Il y va de notre intérêt propre, il s'agit de la stabilité du Sud-est de l'Europe, et, partant de tout le continent. Les pays candidats ne sont pas au seuil de notre porte. Leur route est encore longue avant de pouvoir entrer dans notre maison commune. Mais nous agirions contre nos propres principes et notre propre intérêt stratégique si nous leur donnions l'impression que leur route ne les mène nulle part.</p> <p class="spip">Merci"</p> <p class="spip">Association Sarajevo</p></div> L'avenir européen de la Bosnie-Herzégovine et de la Serbie http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article444 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article444 2006-05-06T11:58:26Z text/html fr La Commission européenne ne pouvait indéfiniment reporter le délai fixé à la Serbie pour qu'elle arrête et livre au TPI Ratko Mladic. Elle a donc suspendu les négociations menées avec Belgrade en vue de la conclusion d'un accord de stabilisation et d'association avec l'UE. <br />Cette décision a provoqué la démission du vice-premier ministre du gouvernement de Belgrade, Miroljub Labus, principal responsable de cette négociation du côté serbe et très conscient de ses conséquences pour l'économie (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique1" rel="directory">Europe du Sud-Est</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">La Commission européenne ne pouvait indéfiniment reporter le délai fixé à la Serbie pour qu'elle arrête et livre au TPI Ratko Mladic. Elle a donc suspendu les négociations menées avec Belgrade en vue de la conclusion d'un accord de stabilisation et d'association avec l'UE.</p> <p class="spip">Cette décision a provoqué la démission du vice-premier ministre du gouvernement de Belgrade, Miroljub Labus, principal responsable de cette négociation du côté serbe et très conscient de ses conséquences pour l'économie de la Serbie, notamment en termes de crédits européens et américains.</p> <p class="spip">Le Premier Ministre de Serbie, Vojislav Kostunica a lancé un appel à Mladic, pour qu'au nom du sentiment du devoir dont ont toujours témoigné, selon lui, les officiers serbes sous tous les régimes, il se rende. Les autorités de Belgrade assurent qu'elles font tout pour appréhender le fugitif, maintenant isolé, sa localisation ne relevant que de considérations « techniques ».</p> <p class="spip">Le Président de la RS, Dragan Cavic, a observé que la Bosnie-Herzégovine risquait de connaître la même difficulté avec la non-arrestation de Radovan Karadzic. Mais outre la coopération insuffisante avec le TPI, la BH se trouve, à l'égard de son intégration à l'Union européenne, dans une situation bien plus complexe que la Serbie, du fait de son incapacité à apparaître comme une entité étatique efficiente.</p> <p class="spip">L'exemple le plus actuel de la paralysie qui l'empêche de se doter d'institutions viables est celui de la réforme de la police, l'une des conditions posées par l'UE à la conclusion d'un accord de stabilisation et d'association, bloquée par le refus persistant des autorités de la RS de se conformer à l'accord qui semblait avoir été obtenu il y a plusieurs mois. Le gouvernement de Banja-Luka refuse en fait de se dessaisir du contrôle de « sa » police, ce qui est contraire à la lettre et à l'esprit de l'accord et aux principes formulés en la matière par l'UE. La réforme non achevée de l'audio-visuel public, celle particulièrement importante de l'enseignement supérieur, figurent aussi au catalogue des réformes exigées par l'UE,</p> <p class="spip">L'échec de la réforme constitutionnelle, présentée par les autorités internationales comme un test de l'aptitude des dirigeants politiques bosniens à s'entendre sur des formules consensuelles, est venu, à point nommé, donner des arguments aux réticences européennes envers le processus d'adhésion de la Bosnie à l'UE., l'élargissement de celle-ci devenant par ailleurs de plus en plus aléatoire.</p> <p class="spip">Les vœux de la « Communauté internationale », et de son Haut-Représentant, Christian Schwarz-Schilling, qui se veut d'abord celui de l'Union européenne, se reportent maintenant sur une issue « heureuse » des élections générales fixées au 1° octobre, qui renouvelleront toutes les instances représentatives bosniennes, au niveau de l'Etat, des entités et des cantons de la Fédération. On peut penser que l'espoir des intervenants internationaux est qu'en RS, le SNSD (sociaux-démocrates) de Milorad Dodik confirme sa suprématie, mais qu'il modère ensuite son « serbisme » exacerbé par l'approche de la campagne électorale, pour être en mesure de passer de véritables compromis avec le SDA et le SDP, à supposer que ceux-ci l'emportent sur Haris Silajdzic, revenu sur la scène politique et dénoncé par ses adversaires et nombre d'observateurs, comme l'artisan du rejet de la réforme constitutionnelle, conçu comme une manœuvre démagogique purement personnelle.</p> <p class="spip">Rien n'indique cependant que ce scénario se réalisera, tant l'avenir de toute la région demeure incertain.</p> <p class="spip">Association Sarajevo</p></div>