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Affaire Covic (suite-2)

mercredi 30 mars 2005


En privant Dragan Covic de sa fonction au sein de la présidence tripartite de la Bosnie-Herégovine, dont il était le membre croate, pour n’avoir pas démissionné après son inculpation pour des faits de corruption, le Haut-Représentant Paddy Ashdown s’ est attiré les foudres des nationalistes croates et principalement du HDZ. Il s’était déjà heurté quelques jours auparavant, devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, à un autre dirigeant de ce parti, Barisa Colak, ministre du gouvernement de B.-H., qui mettait en cause l’impartialité de la justice dans des affaires criminelles impliquant le HDZ, et notamment Ante Jelavic, ancien membre de la présidence collégiale. Ces affaires sont présentées comme des coups montés par la Communauté internationale contre tout le peuple croate de Bosnie-Herzégovine, interprétation que ne dément pas le gouvernement de Zagreb, dans le communiqué qu’il a publié : « Sans vouloir s’immiscer dans les affaires intérieures de la Bosnie, le gouvernement croate exprime son inquiétude face à la tendance à limoger des représentants du peuple croate de Bosnie, démocratiquement élus... ».

Le Haut-Représentant, sous le coup de l’accusation parallèle portée contre lui, de vouloir détruire la « Republika Srpska », ne trouve pas, pour autant, grâce aux yeux du journaliste du quotidien « Oslobodjenje », pour qui « tout cela montre qu’il n’y aura pas de progrès en B.-H. tant que les partis nationalistes seront au pouvoir et que la Communauté internationale sera représentée par Paddy Ashdown ».

Celui-ci n’en continue pas moins de défendre, à chaque occasion, la politique qu’il tente de faire prévaloir, de réforme de l’organisation de la police, de la défense et plus généralement de l’Etat, dont les frais de fonctionnement absorbent de 60 à 70% du budget. Il l’a fait encore le 23 mars devant le Conseil de Sécurité en se félicitant, sans trop d’illusion, de la coopération avec le TPI, récemment engagée par la R.S. (Une nouvelle reddition est annoncée : celle de Ljubomir Borovcanin, commandant adjoint de la police spéciale au moment du massacre de Srebrenica).

Cette réforme, ou plutôt le nécessaire bouleversement général des structures institutionnelles de la Bosnie-Herzégovine, est l’objet de l’étude critique de la situation constitutionnelle du pays faite par la « Commission de Venise » du Conseil de l’Europe (Voir : www.venice.coe.int ).

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