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Discussions sur la réforme constitutionnelle (2)

mercredi 16 novembre 2005


Présentant devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies son rapport sur la situation en Bosnie-Herzégovine, le dernier de son mandat, Paddy Ashdown a indiqué que c’est le 21 novembre que devraient s’ouvrir les négociations pour la signature d’un accord de stabilisation et d’association entre la Bosnie-Herzégovine et l’Union européenne. Il a aussi annoncé que probablement dès avant la fin de l’année, son successeur, représentant de l’Union européenne, ne disposerait plus des pouvoirs étendus (dits de Bonn) qu’il détenait, en faveur du renforcement de ceux des autorités bosniennes.

Cet événement imposera à l’évidence la nécessité que, face à leurs interlocuteurs européens, les négociateurs de Sarajevo disposent d’une autorité assurée par l’unité de vue et la confiance d’un gouvernement cohérent et efficace, ce qui ne peut être le cas dans le cadre des institutions actuelles. La question de la révision de la constitution de Dayton passe ainsi de la théorie à la pratique, avec toutes les contradictions qu’elle fait éclater, qui relèvent de la quadrature du cercle, puisque ceux mêmes (les puissances internationales) qui proclament que la situation qu’ils ont imposée ne peut plus durer, attendent le changement de la part de ceux (les dirigeants de la RS) qui ne veulent pas bouger.

Les récents échecs de la 11° session de l’ « Initiative d’Igman » tenue à Sarajevo et de la réunion de 8 partis politiques bosniens à Bruxelles ont été dus l’un et l’autre à l’obstruction des dirigeants de Banja Luka qui s’accommodent parfaitement du statu quo, dans la mesure où il paralyse le fonctionnement de la Bosnie-Herzégovine en maintenant leur emprise sur l’entité serbe, au prix de sa misère.

Pour rompre ce cercle, de nombreuses voix se font entendre en Bosnie-Herzégovine, émanant des milieux « citoyens », qui en appellent aux intervenant extérieurs, l’Union européenne et les Etats-Unis, pour défaire ce qu’ils ont fait et permettre au pays de devenir « normal ». Zlatko Lagumdzija, dirigeant du SDP (parti social-démocrate) estime, quant à lui, qu’il existe 50% de chances pour qu’un accord de compromis soit trouvé à Washington, le 21 novembre, au cours de la réunion qui doit, sous l’égide de l’Institut américain de la paix, reprendre les travaux avortés de la rencontre de Bruxelles.

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