Association Sarajevo http://www.association-sarajevo.org/ fr SPIP - www.spip.net Association Sarajevo http://www.association-sarajevo.org/IMG/siteon0.jpg http://www.association-sarajevo.org/ 253 581 Parution http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article510 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article510 2007-01-12T15:07:51Z text/html fr Sophie Képès <br />UN CAFÉ SUR LA COLLINE <br />roman <br />Sarajevo assiégée : la ville martyre au cœur de l'Europe est le premier personnage de ce roman. <br />Horrifiée par le « nettoyage ethnique », Nila s'embarque pour la Bosnie coupée du monde. Elle va participer au tournage d'un film documentaire dans des conditions extrêmes. <br />Sur place, la visiteuse partage le quotidien des civils. Tout ce qu'elle voit, entend et ressent auprès d'eux la bouleverse : l'intensité de leurs échanges, leur (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique23" rel="directory">Notes de lecture</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Sophie Képès<br /> UN CAFÉ SUR LA COLLINE<br /> roman<br /></p> <p class="spip">Sarajevo assiégée : la ville martyre au cœur de l'Europe est le premier personnage de ce roman.<br /> Horrifiée par le « nettoyage ethnique », Nila s'embarque pour la Bosnie coupée du monde. Elle va participer au tournage d'un film documentaire dans des conditions extrêmes.<br /> Sur place, la visiteuse partage le quotidien des civils. Tout ce qu'elle voit, entend et ressent auprès d'eux la bouleverse : l'intensité de leurs échanges, leur solidarité, leur humour noir aux portes de la mort. Elle constate aussi que, paradoxalement, l'abjection de la guerre, les snipers, les camps de viol et les fosses communes, libèrent en eux les forces de la vie et de l'amour.<br /> Pour traduire le morcellement de la ville, l'auteur a inséré dans le récit des fragments de textes (fables, articles d'encyclopédie, petits dialogues, inventaires, extraits de presse...). Cette intéressante technique de narration ajoute à l'originalité du livre.<br /> Selon les propres mots de l'auteur, « le retour du génocide en Europe cinquante ans après celui des juifs devra sans doute être mis à nu par des dizaines de fictions, avant de trouver enfin sa juste place dans notre conscience rétive ».</p> <p class="spip">Sophie Képès a traduit en français de grands écrivains hongrois, dont Péter Esterházy et, plus récemment, Julia Székely. Elle est l'auteur de romans (Un automne à Budapest, Le Seuil, 1984, L'Empêchement d'Izare, Arcantère, 1988, Dans le tourbillon de la vie, Le Pommier, 2002...), de scénarios (avec Robert Guédiguian) et de policiers (sous le pseudonyme de Nila Kazar).</p> <p class="spip">Ed. Noir sur blanc<br /> Diffusion Seuil / Distribution Volumen<br /> 160 p. 15 €</p></div> A la radio http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article461 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article461 2006-06-07T17:00:17Z text/html fr Avis de diffusion de 2 magazines sur France Culture, samedi 10 et samedi 17, à 18h10 : <br />le 10 : les femmes de Srebrenica, <br />le 17 "les oubliés de la paix"... - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique23" rel="directory">Notes de lecture</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Avis de diffusion de 2 magazines sur France Culture, samedi 10 et samedi 17, à 18h10 :</p> <p class="spip"><img src="http://www.association-sarajevo.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> le 10 : les femmes de Srebrenica, <br /><img src="http://www.association-sarajevo.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> le 17 "les oubliés de la paix"...</p></div> Publication http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article460 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article460 2006-06-07T16:54:09Z text/html fr L'équipe du Forum International Bosnie est heureuse de vous faire découvrir le dernier numéro de sa revue Forum Bosnae 33/05 : « Directives aux enseignants : tolérance et principes religieux », Mile Babiić ; Mirko &#32;Đorrđeviić ; Shlomo Fischer ; Suzanne Last Stone ; Rusmir Mahmuttćehajiić - 196 p. Revue Forum Bosnae 33/05, Forum International Bosnie. <br />La publication trimestrielle de cette revue fait partie des activités de l'ONG (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique23" rel="directory">Notes de lecture</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">L'équipe du Forum International Bosnie est heureuse de vous faire découvrir le dernier numéro de sa revue Forum Bosnae 33/05 :</p> <p class="spip">« Directives aux enseignants : tolérance et principes religieux », Mile Babiić ; Mirko &#32;Đorrđeviić ; Shlomo Fischer ; Suzanne Last Stone ; Rusmir Mahmuttćehajiić - 196 p. Revue Forum Bosnae 33/05, Forum International Bosnie.</p> <p class="spip">La publication trimestrielle de cette revue fait partie des activités de l'ONG Forum International Bosnie qui travaille à la reconstruction du dialogue inter-religieux. Cette publication du journal Forum Bosnae concerne des sujets académiques, des problématiques culturelles, sociales et politiques. Parmi les onze thématiques qui ont été abordées et publiées depuis la fin 2001, le journal a rempli son objectif principal - celui d'encourager les auteurs de Bosnie-Herzégovine, de l'ancienne Yougoslavie, et de la diaspora balkanique internationale, à réfléchir sur des thématiques de leurs choix en rapport avec l'expérience spirituelle, la réalité sociale et le devenir de la Bosnie-Herzégovine.</p> <p class="spip">La publication et la traduction de cet ouvrage en langue française est une opportunité d'ouvrir un dialogue entre perspectives religieuses différentes dans un contexte français marqué par des replis communautaires et une crise identitaire aigue vue depuis l'extérieur. Cet ouvrage s'adresse en France à tous les responsables d'organisations religieuses et laïques soucieuses d'apporter des bases solides à la tolérance à partir de principes religieux. Il peut tant faire l'objet de débat auprès d'intellectuels, chercheurs et professeurs en France que servir de manuel pédagogique de réflexion.</p> <p class="spip">Pour tous renseignements, s'adresser à Anouche TOPALIAN European Volunteer <a href="mailto:anouchetopalian61@hotmail.com" class="spip_url spip_out">anouchetopalian61@hotmail.com</a> +387 33 217 665</p> <p class="spip">International Forum Bosnia Sime Milutinovice 10 Sarajevo Bosnia-Herzegovina <a href="http://www.ifbosna.org.ba" class="spip_url spip_out">http://www.ifbosna.org.ba</a></p></div> Articles du "Bosnian Institute" http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article456 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article456 2006-06-05T15:16:58Z text/html fr Le « Bosnian Institute », de Londres, vient de mettre sur son site http://www.bosnia.org.uk (en anglais) ses dernières informations et analyses sur la situation et les problèmes de la Bosnie-Herzégovine et des pays de l'ex-Yougoslavie. <br />On relèvera particulièrement dans cette livraison deux articles qui se rejoignent dans l'éclairage qu'ils donnent de l'incapacité de la majorité de la société serbe à se représenter la réalité de sa responsabilité dans la destruction de la Yougoslavie, avec (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique23" rel="directory">Notes de lecture</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Le « Bosnian Institute », de Londres, vient de mettre sur son site <a href="http://www.bosnia.org.uk" class="spip_url spip_out">http://www.bosnia.org.uk</a> (en anglais) ses dernières informations et analyses sur la situation et les problèmes de la Bosnie-Herzégovine et des pays de l'ex-Yougoslavie.</p> <p class="spip">On relèvera particulièrement dans cette livraison deux articles qui se rejoignent dans l'éclairage qu'ils donnent de l'incapacité de la majorité de la société serbe à se représenter la réalité de sa responsabilité dans la destruction de la Yougoslavie, avec ses conséquences durables.</p> <p class="spip">Interrogé par un journaliste de l'hebdomadaire « Dani », de Sarajevo, Srdja Popovic, avocat serbe défenseur des droits de l'homme, explique pourquoi il lui paraît assuré que la Bosnie sera gagnante dans l'action qu'elle a intentée devant la Cour Internationale pour faire reconnaître le génocide dont elle a été victime de la part de la Serbie. Les preuves accumulées par la CIJ sont pour lui suffisantes pour que l'issue ne fasse pas de doute, le seul espoir des défenseurs de l'Etat serbe restant que cette juridiction se déclare incompétente en raison du précédent constitué par une décision en ce sens à propos des bombardements de l'OTAN contre la Serbie. Srdja Popovic estime cependant que le CIJ, pour des raisons de droit, ne reviendra pas sur l'acceptation antérieure de sa compétence.</p> <p class="spip">Le juriste de renom qu'il est ne s'en tient pas à l'aspect juridique de la question. Il réfléchit sur la réception de ce procès dans l'opinion dominante serbe, qui n'en perçoit pas la dimension historique, pour le réduire à un litige analogue à celui traité par des tribunaux locaux ordinaires. Il y voit le « signe d'une incapacité à appréhender la réalité de ce pays », une « incapacité à comprendre les événements, comprendre ce qui est important ». Pour lui, il n'est pas exclu que Mladic et Karadzic ne soient jamais arrêtés. « Dans ce cas, nous porterions cela en nous pendant longtemps comme le germe d'une sérieuse maladie. Nous les porterions en nous et ils se répandraient comme un poison au travers de la société serbe parce que nous nous identifierions finalement à eux et déciderions de vivre avec cette identité ».</p> <p class="spip">Srdjan Popovic pense que tout le monde en Serbie connaît l'essentiel de la vérité, qui est actuellement déniée, mais qui se fera jour dans le long terme comme cela a été le cas pour l'Allemagne de l'après-guerre.</p> <p class="spip">Branka Magas, auteur de l'autre article, intitulé « Persistance de l'ancien régime en Serbie » aborde ce qu'elle appelle la « maladie serbe », sous un autre angle, plus historique. Elle le fait à partir de la violente attaque lancée dernièrement contre Latinka Perovic par l'influent hebdomadaire de Belgrade, « Nin ». Au-delà de Latinka Perovic, traitée par exemple de « stalinienne libérale » et qualifiée de diverses épithètes rappelant d'autre temps, comme celle d'agent de l'étranger, c'est toute la mouvance intellectuelle et politique qui ose proclamer la vérité défendue par S. Popovic, qui se trouve mise en accusation. Pour « Nin », en « concentrant sur la Serbie la responsabilité de la guerre et des crimes de guerre, ils (Latinka Perovic et ses « épigones ») détruisent les chances du pays de devenir un Etat normal, moderne, démocratique et prospère. Ces « extrémistes civiques » sont, en fait, plus dangereux pour le pays que l'héritage de Milosevic ou les ultra-nationalistes comme Seselj ».</p> <p class="spip">Branka Magas voit dans l'hégémonie de cette pensée qui refuse de reconnaître la responsabilité particulière de la Serbie dans les événements qui ont détruit la Yougoslavie, la preuve de la continuité du régime de Milosevic, qu'elle replace, comme Latinka Perovic, dans la longue durée de l'histoire serbe, où le concept de Yougoslavie était inséparable de celui de « Grande Serbie ». Elle évoque cette constante depuis la fin du 19° siècle jusqu'aux guerres yougoslaves de 91-95, en passant par les tchetniks de la 2° guerre mondiale et l'épisode Rankovic. Les diatribes lancées contre Latinka Perovic visent aussi bien l'historienne qui a analysé le sujet, la femme politique qui a tenté, avec d'autres, de donner un cours nouveau à la Yougoslavie au tournant des années 60-70, que l'analyste impitoyable d'aujourd'hui qui condamne la politique criminelle de Milosevic et la politique nationaliste bornée de ses successeurs.</p> <p class="spip">Ce que Branka Magas nomme la « voie Perovic », qui aurait pu (fiction historique) éviter à la Serbie de tomber plus tard sous la coupe du national-communisme de Milosevic, reste pour elle et pour ceux qui se reconnaissent dans le sillage intellectuel et politique de Latinka Perovic, au cœur de l'actualité serbe. Il s'agit, ni plus ni moins, pour la Serbie, de reconnaître la responsabilité de ses dirigeants qui ont conduit toute la région à la catastrophe, d'accepter sans retour la nouvelle carte qui s'est dessinée et de s'engager franchement dans la voie de l'intégration européenne, avec les obligations que cela comporte.</p> <p class="spip">Les réticences serbes, notamment celles du Premier ministre Vojislav Kostunica, à reconnaître l'indépendance du Monténégro, ne sont pas le signe d'une bonne compréhension de la situation. Latinka Perovic explique pourtant bien, dans un discours prononcé devant des étudiants monténégrins et publié sur le même site du « Bosnian Institute » que la constitution des nouveaux Etats issus de la Fédération yougoslave, n'est pas un obstacle mais une condition de l'intégration régionale. C'est évidemment ce qui la condamne aux yeux des nostalgiques serbes d'un passé révolu.</p> <p class="spip">Maurice Lazar</p></div> A lire http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article408 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article408 2005-12-14T09:52:03Z text/html fr Deux livres, très différents dans leur conception et leur ambition, viennent d'être présentés à Paris au public qui s'intéresse au passé récent et à l'avenir de la Bosnie-Herzégovine et plus généralement des pays de l'ex-Yougoslavie. <br />Yan de Kerorguen, journaliste, a suivi de très près les événements qui ont marqué la désintégration de la Yougoslavie, notamment en Bosnie, avec les horreurs de la guerre qui l'a détruite. Il a choisi de traduire sa connaissance des faits et ses sentiments (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique23" rel="directory">Notes de lecture</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Deux livres, très différents dans leur conception et leur ambition, viennent d'être présentés à Paris au public qui s'intéresse au passé récent et à l'avenir de la Bosnie-Herzégovine et plus généralement des pays de l'ex-Yougoslavie.</p> <p class="spip">Yan de Kerorguen, journaliste, a suivi de très près les événements qui ont marqué la désintégration de la Yougoslavie, notamment en Bosnie, avec les horreurs de la guerre qui l'a détruite. Il a choisi de traduire sa connaissance des faits et ses sentiments dans un roman qui fait vivre des personnages, mi-fictifs mi-réels, pris dans la tourmente qui s'est abattue sur Bosnasaray, ancien nom de Sarajevo.</p> <p class="spip">Il a expliqué les circonstances qui l'ont amené à écrire son roman au cours d'une rencontre qui a eu lieu au siège de l'Association Paris-Sarajevo le 9 décembre, avec la participation de Véronique Nahoum-Grappe et de Nedim Loncarevic, qui ont dit tout le bien qu'ils pensaient de ce livre.</p> <p class="spip">KERORGUEN (Yan de). En nous les futurs morts grandissent.- Paris, Editions du Toit, 2005.397 p. 15€ En vente à l'Association Paris-Sarajevo tel. 0148872161</p> <p class="spip">L'autre ouvrage,« Sta ima » (Quoi de neuf), est une présentation très originale de la situation des différents Etats nés de la dissolution de la Fédération yougoslave, avec des textes, des photos, des entretiens,etc.. dus à des collaborateurs très divers : journalistes, universitaires, militants associatifs et autres. Une réunion saluant sa parution s'est tenue à Paris le 12 décembre à la Librairie « Espace d'un instant », en présence de Laurent Richard, qui en a été l'un des maîtres d'œuvre pour le compte de l'Association Guernica, de Toulouse.</p> <p class="spip">St ima ? Ex-Yougoslavie, d'un Etat à d'autres.-Rennes, L'œil électrique,2005. 30€</p> <p class="spip">Tous renseignements concernant cette publication sur notre site du 14-10-2005</p> <p class="spip">A signaler que Renéo Lukic, auteur du texte terminal de « Sta ima » intitulé « Le démembrement de la Fédération yougoslave » a publié en 2003 aux Presses de l'Université Laval, au Québec, « L'agonie yougoslave (1986-2003) dont un nouveau tirage est diffusé en France. Il s'agit probablement de l'ouvrage le plus complet à ce jour, en français, sur le sujet. Il comporte 613 pages, pour le prix de 28€.</p></div> Sur un texte de Sonja Biserko http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article402 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article402 2005-12-04T13:50:11Z text/html fr Le récent communiqué d'Amnesty International (voir le site de l'Association Sarajevo du 3 décembre) sur les dangers qui pèsent en Serbie sur les défenseurs des droits de l'homme nomme particulièrement deux femmes qui se trouvent à la pointe de ce combat et, de ce fait, au premier rang des personnes visées par les attaques des milieux nationalistes serbes. <br />Natasa Kandic, Présidente du Fonds pour le droit humanitaire, de Belgrade, est haïe, réprouvée et menacée dans son pays en raison de sa (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique23" rel="directory">Notes de lecture</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Le récent communiqué d'Amnesty International (voir le site de l'Association Sarajevo du 3 décembre) sur les dangers qui pèsent en Serbie sur les défenseurs des droits de l'homme nomme particulièrement deux femmes qui se trouvent à la pointe de ce combat et, de ce fait, au premier rang des personnes visées par les attaques des milieux nationalistes serbes.</p> <p class="spip">Natasa Kandic, Présidente du Fonds pour le droit humanitaire, de Belgrade, est haïe, réprouvée et menacée dans son pays en raison de sa dénonciation permanente,documentée et agissante de tous les crimes commis sur les différentes scènes des guerres d'agression qui ont été menées par le pouvoir de Belgrade et ses comparses au cours des années 90. Sonja Biserko, Présidente de la section de Serbie du Comité Helsinki des droits de l'homme, est l'objet du même opprobre pour ses analyses porteuses d' une critique radicale de la politique responsable du désastre infligé à l'ex-Yougoslavie, celle de Milosevic, soutenue en son temps par la majorité de la société et des élites serbes et qui n'a pas été répudiée dans ses fondements par les courants encore dominants en Serbie.</p> <p class="spip">Le texte de Sonja Biserko publié le 21 novembre sur le site du Comité Helsinki des droits de l'homme de Serbie (www.helsinki.org.yu., en anglais ) est à cet égard exemplaire. Il reprend en effet tous les thèmes de l'argumentation que le petit cercle de militants et d'intellectuels de Belgrade, dont la figure tutélaire est l'historienne Latinka Perovic, essaie contre vents et marées, d'opposer à la vulgate nationaliste qui tient toujours le haut du pavé en Serbie.</p> <p class="spip">Sonja Biserko décrit le processus par lequel, en réaction à la confédéralisation de la Yougoslavie opérée par la Constitution de 1974, qu'elle estime avoir été conforme au modèle d'organisation de l'espace européen, a mûri en Serbie un retour aux conceptions panserbes en vigueur en 1918 et en 1941. Celles-ci se sont progressivement imposées avec le concours des principales institutions du pays : armée,police,académie, médias, Milosevic ayant fini par fusionner sous son pouvoir les aspirations et les leviers représentés par ces forces, avec le soutien décisif de l'Eglise orthodoxe serbe. Contre le risque de ce qui était présenté comme une dissolution de l'identité serbe, comme une atteinte à l' « être serbe », s'est ainsi reforgé le projet de réunir tous les Serbes dans un même Etat, projet dont la mise en œuvre effective a produit les conséquences que l'on connaît et que rappelle S.B.</p> <p class="spip">Le plus grand intérêt du texte de Sonja Biserko est qu'il montre, dans le prolongement de cette analyse des causes de la désintégration de la Yougoslavie devenue classique, que les milieux dirigeants serbes n'ont pas réellement renié la politique qui a conduit toute la région, Serbie comprise, à la ruine. Le seul homme politique qui ait tenté de faire prendre un nouveau cours à la Serbie a été Zoran Djindjic, qui l'a payé de sa vie. S.B. regrette à ce propos que l'UE n'ait pas soutenu l'action de celui-ci, s'étant trompée sur le sens du 5 octobre 2000 (chute de Milosevic) et la politique de Kostunica. Depuis l'assassinat de Djindjic, on assiste en effet à un retour accentué de l'idéologie tchetnik et à une célébration des mémoires des personnalités les plus sombres de la guerre 41-45 et de son avant-guerre, réaction qui se traduit aussi par la popularité des grands criminels de guerre, considérés comme des héros, et l'influence intacte, voire grandissante, des partis nationalistes les plus extrémistes, comme celui de Seselj.</p> <p class="spip">Très pessimiste sur les chances d'un redressement interne de la situation serbe, le Président Boris Tadic lui paraissant de plus en plus proche du populisme de Kostunica, Sonja Biserko, comme la plupart des observateurs, mise sur la perspective de l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne. Mais elle met en garde contre l'illusion, qui lui semble être entretenue par les dirigeants européens, d'une force historique poussant inéluctablement la Serbie dans cette voie. Elle attend, quant à elle, une politique volontariste des intervenants internationaux, résultant de l'appui conjoint du « soft power » de l'UE et du « raw power » des Etats-Unis. Elle espère que l'UE tirera les leçons de ses erreurs passées en admettant que la stabilisation de la région doive passer par l'aboutissement complet du processus de dissolution de la Yougoslavie, ce qui implique l'indépendance du Kosovo et du Monténégro ainsi que la réforme de la constitution de la Bosnie-Herzégovine. La réflexion de Javier Solana ne paraît pas,pour le moment,en être arrivée là.</p> <p class="spip">Les conclusions de Sonja Biserko n'augmenteront certainement pas son capital de sympathie auprès de la majorité de l'opinion serbe, mais celle-ci pourra-t-elle éternellement se soustraire à la dure loi de la vérité et de la réalité ?</p> <p class="spip">ML</p></div> L'ICG et le régime des visas pour les pays des "Balkans occidentaux" http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article399 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article399 2005-12-01T10:06:58Z text/html fr L'International Crisis Group (ICG) [ www.crisisgroup.org] a publié le 29 novembre un rapport qui attire l'attention sur l'urgence qu'il y aurait à réformer le régime des visas d'entrée dans les pays de l'Union européenne pour les ressortissants des « Balkans occidentaux », c'est-à-dire l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine et la Serbie-Monténégro, ce qui inclut officiellement le Kosovo. <br />L'ICG met ainsi en lumière l'un des aspects les plus sombres de la situation des citoyens de ces (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique23" rel="directory">Notes de lecture</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">L'International Crisis Group (ICG) [ www.crisisgroup.org] a publié le 29 novembre un rapport qui attire l'attention sur l'urgence qu'il y aurait à réformer le régime des visas d'entrée dans les pays de l'Union européenne pour les ressortissants des « Balkans occidentaux », c'est-à-dire l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine et la Serbie-Monténégro, ce qui inclut officiellement le Kosovo.</p> <p class="spip">L'ICG met ainsi en lumière l'un des aspects les plus sombres de la situation des citoyens de ces pays, qui se trouvent confinés dans ce que l'influent « think tank » qualifie de « ghetto des Balkans ». Il montre en quoi cet enfermement est contraire à l'engagement pris par l'UE, en juin 2003, de libéraliser ce régime, qu'il est nuisible à la stabilité de la région et par conséquent à la sécurité bien comprise de l'Union européenne.</p> <p class="spip">Le rapport ne demande pas une libéralisation totale en ce domaine, qui ne pourra intervenir, selon ses auteurs, que dans une phase plus avancée du processus d'intégration de ces pays à l'organisation européenne, mais une réduction des coûts et une simplification des procédures qui imposent actuellement aux demandeurs de visas un parcours du combattant humiliant et plein d'embûches, sauf à recourir à la fraude et à la corruption. Cette libéralisation concernerait d'abord certaines catégories socio-professionnelles énumérées dans l'étude : étudiants, universitaires, chercheurs, représentants de la société civile, milieux d'affaires et des médias. Elle se ferait aussi dans la mesure où les pays concernés procéderaient aux réformes intérieures touchant à la lutte contre toutes les formes de délinquance et de criminalité.</p> <p class="spip">L'ICG estime que cette ouverture des frontières est en particulier nécessaire pour que la nouvelle génération des Balkans s'affranchisse de l'esprit du nationalisme en s'ouvrant à une Europe du futur. Puisse cette Europe du futur répondre elle-même à ce vœu, ce que le rapport lui-même met en question en notant toutes les régressions qui se manifestent actuellement dans l'opinion et la politique européennes.</p> <p class="spip">Association Sarajevo</p></div> A lire http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article383 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article383 2005-10-14T10:51:00Z text/html fr En librairie : <br />MATTON (Sylvie).- Srebrenica, un génocide annoncé. Paris, Flammarion, 2005, 431 p. 18€90 <br />Si l'ouvrage ne dissimule pas l'engagement passionné de son auteur en faveur de la « cause » bosnienne, Il n'en justifie pas moins, par les témoignages et les documents qu'il rapporte, sa thèse sur la culpabilité de la « communauté internationale » pour le crime de masse commis à Srebrenica, dans le cadre de sa responsabilité plus générale face aux guerres yougoslaves. Outre la mise en (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique23" rel="directory">Notes de lecture</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">En librairie :</p> <p class="spip">MATTON (Sylvie).- <strong class="spip">Srebrenica, un génocide annoncé</strong>. Paris, Flammarion, 2005, 431 p. 18€90</p> <p class="spip">Si l'ouvrage ne dissimule pas l'engagement passionné de son auteur en faveur de la « cause » bosnienne, Il n'en justifie pas moins, par les témoignages et les documents qu'il rapporte, sa thèse sur la culpabilité de la « communauté internationale » pour le crime de masse commis à Srebrenica, dans le cadre de sa responsabilité plus générale face aux guerres yougoslaves. Outre la mise en cause des « grandes puissances », dont la France, Sylvie Matton insiste particulièrement sur le rôle néfaste de l'appareil des Nations-Unies dirigé par Boutros Boutros-Ghali, au sein duquel Kofi Annan occupait le poste de Secrétaire général adjoint, chef du Département des opérations de maintien de la paix.</p> <p class="spip">Des cartes, une chronologie des événements et une bibliographie complètent le texte.</p> <p class="spip">A paraître</p> <p class="spip">L'association Guernica ADPE et l'œil électrique éditions font part de la sortie prochaine du livre "<strong class="spip">Sta Ima ? : Ex-Yougoslavie d'un Etat à d'autres</strong>". Cet ouvrage fait un bilan de la situation actuelle en ex-Yougoslavie à travers différentes approches. <br> Sa sortie en novembre fera écho à l'actualité : les 10 ans des accords de paix de Dayton et le début des négociations sur le statut du Kosovo.</p> <p class="spip">STA IMA ? : « quoi de neuf ? », « qu'est-ce qui se passe ? » (salutation en Bosnie-Herzégovine), 260 pages qui sont le reflet de 12 années d'engagement politique et artistique en ex-Yougoslavie.</p> <p class="spip">Destiné tant aux personnes concernées par la question yougoslave qu'aux néophytes désireux d'en savoir plus, Sta Ima ? rassemble une quarantaine de contributions d'auteurs issus de différents pays (Sonja Biserko, Srdjan Dizdarevic, Paul Garde, Renéo Lukic, Jovan Divjak, Miljenko Dereta, Michel Roux, Milomir Kovacevic, Aleksandar Zograf,...).</p> <p class="spip">Coups de projecteurs, états des lieux, cet ouvrage revient sur le passé et le présent de l'ex-Yougoslavie par le biais d'articles mais aussi d'entretiens, de poèmes, d'essais, de bandes dessinées, de peintures et de photographies. En explorant également la vie quotidienne et les initiatives citoyennes, Sta Ima ? offre une vision unique de ces nouvelles républiques.<br> Dans le livre ce trouve aussi un répertoire non exhaustif des associations françaises et locales oeuvrant pour l'ex-Yougoslavie.</p> <p class="spip">Sortie en librairie le 17 novembre 2005<br> Prix public 30 euros.</p> <p class="spip">Le dossier de presse du livre avec des extraits de la maquette sont téléchargeables à l'adresse suivante (PDF ; 1,5Mo) :</p> <p class="spip"><a href="http://guernica.adpe.free.fr/StaIma/DossierPresseStaIma.pdf" class="spip_out">http://guernica.adpe.free.fr/StaIma/DossierPresseStaIma.pdf</a></p> <p class="spip">Ou directement sur la page d'accueil du site de Guernica :</p> <p class="spip"><a href="" class="spip_out">http://guernica.adpe.free.fr</a></p></div> Svetlana Broz, Paul Garde http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article308 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article308 2005-03-11T14:04:34Z text/html fr BROZ (Svetlana).- Des gens de bien au temps du mal. Témoignages sur le conflit bosniaque (1992-1995) Préface de Paul Garde. Paris, Lavauzelle, 2005, 434 p. 27 € <br />L'auteur, petite fille de Tito, médecin installé depuis 1999 à Sarajevo, a recueilli un ensemble de témoignages sur la guerre en Bosnie-Herzégovine qui révèlent un aspect, souvent passé sous silence, du terrible conflit qui a ravagé le pays. Le livre met en effet en valeur les actes de nombreux bosniens, de toutes nationalités, (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique23" rel="directory">Notes de lecture</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">BROZ (Svetlana).- Des gens de bien au temps du mal. Témoignages sur le conflit bosniaque (1992-1995) Préface de Paul Garde. Paris, Lavauzelle, 2005, 434 p. 27 €</p> <p class="spip">L'auteur, petite fille de Tito, médecin installé depuis 1999 à Sarajevo, a recueilli un ensemble de témoignages sur la guerre en Bosnie-Herzégovine qui révèlent un aspect, souvent passé sous silence, du terrible conflit qui a ravagé le pays. Le livre met en effet en valeur les actes de nombreux bosniens, de toutes nationalités, confessions ou origines, qui ont sauvé des vies de concitoyens appartenant à des groupes représentés comme « autres » que les leurs.</p> <p class="spip">L'ouvrage, Introduit par un texte de présentation très éclairant de Paul Garde, a été présenté le 10 mars à Paris,au Centre D'Etudes et de Recherches Internationales (CERI) et à Ivry,à la Librairie « L'envie de lire ». Sous la présidence, à Paris, de Jacques Semelin, chercheur au CERI et à Ivry, de Nicolas Petrovic-Njegos, Svetlana Broz a exposé le sens et la méthode de son travail et répondu aux questions qui lui ont été posées, aussi bien sur le sujet précis de son livre, que sur la situation actuelle en Bosnie-Herzégovine.</p> <p class="spip">Le livre, déjà traduit dans diverses langues, avait été présenté la veille à Lyon et devait l'être un jour suivant à Marseille.</p> <p class="spip">GARDE (Paul).- Le discours balkanique. Des mots et des hommes. Paris, Fayard. 2004, 479 p. 23€</p> <p class="spip">Avec « Vie et mort de la Yougoslavie », publié en 1992 (mis à jour en 2000) Paul Garde avait été le premier, en France, à expliquer dans un ouvrage, à contre-courant de l'opinion générale du moment, les origines et les enjeux du conflit qui embrasait une Yougoslavie déjà morte. Il a, depuis, écrit de nombreux livres et articles sur la région. L'ouvrage qu'il vient de faire paraître, conçu sur un autre registre que les précédents, présente de nouvelles clés pour la compréhension des problèmes des Balkans, entendus dans leur extension géographique la plus large. Fort de sa science de linguiste, mais sans pédanterie, il s'attache aux significations des mots et des noms, qui importent tant dans cet espace du Sud-est européen dont les Français, particulièrement, ont souvent du mal à saisir la spécificité.</p> <p class="spip">M.L.</p></div> Sarajevo mon amourentretiens avec Florence La Bruyère - Paris,Buchet-Chastel, 2004.- 298 p. 20€ http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article168 http://www.association-sarajevo.org/spip.php?article168 2004-03-25T09:25:24Z text/html fr Rapportés dans un style direct et enlevé, les entretiens de Jovan Divjak avec Florence La Bruyère, qui pose à son interlocuteur les questions pertinentes, s'ils n'apportent pas de révélation nouvelle sur les origines et le déroulement de la guerre qui a détruit la Bosnie-Herzégovine, n'en constituent pas moins un document exceptionnel, de par la personnalité de l'auteur, officier serbe de l'armée yougoslave, qui n'a pas hésité à rejoindre l'armée de Bosnie-Herzégovine, au sein de laquelle (...) - <a href="http://www.association-sarajevo.org/spip.php?rubrique23" rel="directory">Notes de lecture</a> <div class='rss_texte'><p class="spip">Rapportés dans un style direct et enlevé, les entretiens de Jovan Divjak avec Florence La Bruyère, qui pose à son interlocuteur les questions pertinentes, s'ils n'apportent pas de révélation nouvelle sur les origines et le déroulement de la guerre qui a détruit la Bosnie-Herzégovine, n'en constituent pas moins un document exceptionnel, de par la personnalité de l'auteur, officier serbe de l'armée yougoslave, qui n'a pas hésité à rejoindre l'armée de Bosnie-Herzégovine, au sein de laquelle il a joué un rôle de premier plan dans la défense de Sarajevo.</p> <p class="spip">Le livre expose d'abord le parcours personnel de l'auteur, depuis l'enfance dans une famille serbe pauvre jusqu'à l'ascension sociale que lui ont permise l'apprentissage du métier militaire et l'appartenance à la J.N.A. (armée yougoslave). Le jeune Divjak manifeste trop d'indépendance de jugement pour y faire une grande carrière, mais suffisamment de capacités pour mériter d'être envoyé à Paris afin d'y suivre des cours à l'Alliance française puis à l'Ecole d'état-major. Malgré ces états de service, mais peut-être à cause du « mauvais esprit » inspiré par la vie parisienne, il n'est nommé, à son retour en Yougoslavie en 1966, qu'officier instructeur à l'Ecole militaire de Sarajevo. Ce qui n'aurait pu être qu'une voie de garage, en fin de compte lui convint et détermina son destin, tant il s'attacha à Sarajevo et la Bosnie, où il n'avait vécu auparavant que quelques années de son enfance. Comme beaucoup de Serbes de Bosnie-Herzegovine, chez lesquels le sentiment de la citoyenneté yougoslave et de l'urbanité bosnienne l'emporta sur l'atavisme des racines, il reçut comme un coup de massue l'agression de l'armée yougoslave serbisée. Pour sa part, il choisit délibérément son camp. Le bref portrait qu'il fait de Mladic fait ressortir, si on le compare au sien propre, l'opposition entre les deux types extrêmes d'officiers serbes qui constituaient la majorité de l'encadrement de l'armée avant que Milosevic ne l'épure et l'unifie pour la mettre au service exclusif de ses ambitions, confondues avec celles du nationalisme grand-serbe.</p> <p class="spip">Jovan Divjak apporte sa contribution, qui confirme de nombreux autres témoignages, à la description de l'incrédulité régnant en Bosnie quant à la possibilité de l'éclatement d'une guerre, alors que celle-ci ravageait déjà la Croatie et que Karadzic avait proféré ses célèbres menaces contre les Musulmans à la tribune de l'Assemblée de B.H. C'était comme si le « yougoslavisme » de la majorité des Bosniaques devait les préserver de l'orage.</p> <p class="spip">Avec les années de guerre, le livre passe de l'histoire personnelle à l'histoire tout court, vécue aussi comme une épreuve liée à la personnalité de l'auteur. Jovan Divjak, qui n'a rien d'un naïf, a toujours su que, général serbe, n°2 de l'Armée de B.H., il pouvait être utilisé comme alibi par les nationalistes bosniaques et le pouvoir d'Alija Izetbegovic. Il a estimé que la nécessité de son engagement pour une cause juste l'emportait sur son instrumentalisation éventuelle. Il ne cache rien de la conflictualité des rapports qu'il a entretenus avec Izetbegovic, publiant leur correspondance en annexe du livre et notamment la lettre par laquelle il renonce à son grade de général. Le principal reproche qu'il adresse au président du SDA et de la Bosnie-Herzégovine, qui est aussi le plus rédhibitoire pour le citoyen bosnien Divjak, est évidemment qu'Izetbegovic a privilégié la défense des Musulmans bosniaques par rapport à celle de la Bosnie-Herzégovine dans son intégralité territoriale et humaine. Cela ne l'empêche pas de rendre hommage à l'homme et au défenseur d'une Bosnie-Herzégovine indépendante et démocratique.</p> <p class="spip">Les entretiens portent,entre autres, sur les divers aspects de la guerre, le siège de Sarajevo et sa vie quotidienne sous les bombardements, les exactions de ses bandes, notamment contre les Serbes, la visite de Mitterrand, les opérations militaires, etc… Ils comportent aussi quelques portraits, ceux de Milosevic, Tudjman, Karadzic, Mladic, Izetbegovic et des casques bleus, pour finir sur des réflexions sur la situation présente du pays et l'activité de l'association « L'éducation construit la Bosnie-Herzégovine » qu'il a fondée au profit des orphelins de guerre.</p> <p class="spip">Lucide sur le fait que la Bosnie de ses rêves et de ses combats ne s'est pas réalisée, il n'en reste pas moins résolu à continuer d'entretenir la flamme de l'espoir, pour la transmettre aux nouvelles générations. Jovan Divjak ne serait-il pas, dans son registre et très concrètement, l'illustration même du fameux adage « Pessimisme de l'intelligence, optimisme de la volonté » ?</p> <p class="spip">M.L.</p></div>