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Politique et économie

samedi 20 janvier 2007


Une récente déclaration du ministre des Affaires étrangères de Serbie Vuk Draskovic qui établissait un lieu entre le statut du Kosovo et celui de la RS, venant après bien d’autres dans le même sens de la part de dirigeants serbes, de Belgrade et de Banja Luka, a suscité de vives réactions à Sarajevo. Elle a aussi provoqué une réplique, après bien d’autres également, de Javier Solana et Christian Schwarz-Schilling qui ont réaffirmé, à Bruxelles, que la Bosnie-Herzégovine est un Etat souverain, dont l’intégrité territoriale est garantie par l’accord de paix de Dayton, ce que la Serbie, signataire de cet accord, doit respecter comme un engagement international.

Le Premier Ministre de Serbie Vojislav Kostunica, en visite à Banja Luka a réitéré son respect de l’accord, insistant toutefois sur le caractère intangible de l’entité serbe. Le thème du risque de déstabilisation de toute la région en cas de déclaration de l’indépendance du Kosovo est par ailleurs agité par la plupart des hommes politiques serbes.

Vojislav Kostunica était à Banja Luka pour signer l’achat par la compagnie Telekom de Serbie de 65% du capital de Telekom de RS, investissement d’envergure qui s’insère dans un ensemble d’opérations financières visant à renforcer les liens économiques entre la Serbie et la RS. Milorad Dodik, très actif dans ce domaine, vise aussi la conclusion de contrats avec des sociétés russes, comme ceux prévus prochainement pour la privatisation d’entreprises pétrolières de RS.

L’adjoint du Haut-Représentant, Larry Butler souligne à cet égard, dans une interview au journal "Vecernji list" le retard pris par la Fédération en comparaison des progrès économiques en voie d’être réalisés en RS. Un article paru dans "Oslobodjenje" du 17 janvier illustre ce fait , appliqué au secteur de la banque, où les autorités de la Fédération s’avèrent incapables de constituer un réseau national, indépendant de ceux dominés par des intérêts étrangers ( principalement italiens, slovènes, autrichiens), et qui soit en mesure de soutenir les entreprises bosniennes. La banque ABS, qui était la dernière à bien exercer son métier, vient d’être rachetée par un établissement de crédit autrichien. Le quotidien de Sarajevo attribue en partie cette carence aux rivalités partisanes qui déchirent la scène politique de la Fédération, au détriment des intérêts de la population.

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