Archives de la Lettre d'information de l'Association Sarajevo - Fondatrice Mirjana Dizdarevic

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Informations diverses

samedi 7 mai 2005


La Présidence de B.-H. complétée

La Chambre des représentants du Parlement de Bosnie-Herzégovine a élu Ivo Miro Jovic à la présidence collective de l’Etat, en remplacement de Dragan Covic qui avait été démis de ses fonctions par le Haut Représentant Paddy Ashdown à la suite de son inculpation pour une affaire de corruption.
Sa candidature, au titre de la représentation croate au sein de cet organisme, a été proposée par le Président du HDZ, Borisa Colak, alors quavait été envisagée celle d’un dirigeant plus marquant de cette formation nationaliste, Martin Raguz. Le nouveau membre de la Présidence est considéré comme un personnage très conservateur, à l’image de son alter ego serbe, Borislav Paravac.

Visite de Gerhard Schroeder à Sarajevo

Le Chancelier allemand, en visite à Sarajevo le 3 Mai s’est entretenu avec les autorités du pays et le Haut-Représentant des perspectives d’adhésion de la B.-H. à l’Union Européenne. Saluant les progrès réalisés en vue de l’ouverture des négociations pour la conclusion d’un accord de stabilisation et d’association, il a réitéré les recommandations habituelles des instances européennes concernant la nécessité des réformes à accomplir et de la pleine coopération des autorités bosniennes avec le TPI. Il a promis le soutien de l’Allemagne et proposé l’aide de spécialistes, forts de leur expérience dans le domaine du fédéralisme allemand, pour l’étude de la refonte du système constitutionnel bosnien.
Une délégation de l’Association « Mères de Srebrenica » l’a interpellé pour lui demander d’intervenir pour que soient arrêtées les 892 personnes identifiées, dans le rapport de la RS sur Srebrenica, comme ayant participé au massacre de 1995 et occupant encore des fonctions dans l’administration de l’entité serbe.

Victimes serbes pendant le siège de Sarajevo

A la suite de la récente déclaration de Petar Bukejlovic, Premier ministre du gouvernement de la RS, selon laquelle il y aurait eu un génocide des Serbes à Sarajevo pendant la guerre, avec à l’appui une liste de 2436 morts et 575 disparus, le Centre de recherches et de documentation de Sarajevo a publié un communiqué confirmant qu’il y avait bien eu plus de 2.000 Serbes parmi les quelques 10.000 morts, victimes du siège, à l’égal de leurs compatriotes de toutes origines et nationalités, tombés sous les bombardements ou dans les rangs de l’armée de B.-H. On ne nie pas à Sarajevo que des dizaines de Serbes ont été emprisonnés, torturés ou tués par des chefs de guerre tels que Saco, Juka, et autres, dans les circonstances favorables à des activités criminelles qui ont prévalu avant la mise en ordre de la défense de la ville.

Problèmes de frontières

L’ancien président de la commission de B.-H. pour les frontières Mirsad Cukle a déclaré au quotidien Oslobodjenje que le gouvernement central devrait s’activer et régler les problèmes de frontières qui existent entre la Bosnie-Herzégovine et la Serbie-Montenégro.
Le problème est que le régime de Belgrade occupe, depuis le début de la guerre 1992-95 une partie du territoire bosnien à l’est de la Drina. Il s’agit de quelques centaines d’hectares appartenant aux habitants bosniaques et croates de la petite ville de Janja,actuellement en RS., qui n’ont plus accès à leurs terres. Ils ont protesté maintes fois sans résultats. Ils ont demandé au Haut Représentant d’intervenir, en vain. Or, à une autre époque, le Haut représentant Westendorp était intervenu dans un conflit entre la Croatie et la B.-H et avait réglé le problème. Plus tard, les deux pays ont signé un accord sur les frontières, qui sont celles qui avaient été établies dans l’ ancienne Yougoslavie. Il ne manque que la ratification par les parlements des deux pays.
Avec la Serbie-Montenégro, qui n’a pas jusqu’à présent, défini ses frontières, le problème est plus compliqué. Le régime de Belgrade ne veut pas signer l’accord qui confirmerait les frontières dans l’ancienne Yougoslavie. Il demande des changements, tandis que la B.-H s’en tient à l’accord international sur l’inviolabilité des frontières et l’intégrité territoriale. Selon le quotidien « Oslobodjenje », il fait ainsi pression sur Sarajevo pour obtenir le retrait de la plainte contre la S-M pour agression et génocide,plainte déposée auprès de la Cour internationale de Justice.En outre, Belgrade a conclu un accord sur les frontières avec le gouvernement de Banja Luka (entité RS) mais pas avec l’Etat de B.-H.
Le problème reste ainsi ouvert et il ne reste aux habitants de Janja que de protester régulièrement, sans aucun effet.

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