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Après la visite de Boris Tadic et la réunion du Conseil de l’OTAN

lundi 13 décembre 2004


Le conseil intergouvernemental de Bosnie-Herzégovine et Serbie-Montenégro, qui doit se réunir le 14 décembre à Sarajevo, ne verra pas la signature de l’accord attendu sur les frontières entre les deux pays. Le gouvernement de Belgrade demande en effet des changements de la frontière établie dans l’ancienne Fédération yougoslave, ce que refuse la B.-H. au nom du respect de son intégrité territoriale , internationalement reconnue. La Serbie occupe d’ailleurs, depuis la guerre de 92-95, une parcelle de territoire bosnien le long de la Drina.

Selon le quotidien "Oslobodjenje" Belgrade maintient la pression sur Sarajevo pour obtenir le retrait de la plainte de la Bosnie-Herzégovine contre la Serbie-Montenégro pour agression et génocide, déposée à la Cour internationale de justice. L’éditorialiste de ce journal observe, dans son numéro du 10 décembre, que le Président serbe Boris Tadic, en visitant successivement Sarajevo, Banja-Luka et Mostar, a voulu marquer que la Bosnie-Herzégovine comportait trois centres distincts de pouvoir politique. C’est pour ce journal, la preuve d’une immixtion dans les affaires intérieures de la B.-H., mais aussi l’ « expression de l’infériorité politique du pays où deux tiers de la présidence de l’Etat pensent comme Belgrade et Zagreb, le troisième tiers étant en coalition avec les deux autres ».

Juste après la visite du Président serbe en Bosnie-Herzégovine, le Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, réuni à Bruxelles le 9 décembre, refusait une nouvelle fois, comme cela était prévu, l’adhésion de la Bosnie-Herzégovine et de la Serbie-Monténégro au Partenariat pour la Paix, pour cause de non-coopération avec le TPI.

Pour ce qui concerne la B.-H., c’est la R.S. qui se trouve principalement visée et l’on attend maintenant la réaction du Haut-Représentant, la question qui se pose étant de savoir s’il se contentera, une fois de plus, de sanctionner des personnes ou s’il procédera à des changements portant sur l’organisation et les fonctions des organes du pouvoir.

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