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"Quinze ans après,n’oublions pas Srebrenica"

Communiqué d’associations citoyennes

jeudi 8 juillet 2010


"Comme si le passé était venu frapper à la porte des oublieux, faute de pouvoir ouvrir la porte des négationnistes, « à dix jours de la commémoration de 15 ans des massacres à Srebrenica, un nouveau charnier a été localisé à proximité de la ville […] il pourrait s’agir d’un des plus vastes charniers… Les experts supposent que la fosse contient des restes de victimes tuées dans un entrepôt agricole à Kravica où plus de mille hommes ont été tués sur au total 8.000 hommes et adolescents bosniaques en l’espace de quelques jours. Un crime qualifié de génocide par la Cour Internationale de Justice [CIJ].

Près de 6.800 personnes ont déjà été identifiées, exhumées d’une centaine de fosses communes au total.

Le 11 juillet prochain, un enterrement collectif de 700 victimes nouvellement identifiées aura lieu au centre mémorial de Potocari, près de Srebrenica »

Quinze ans après, n’oublions pas Srebrenica !

Dimanche 11 juillet, 30 à 40 000 personnes se recueilleront et partageront une incommensurable douleur : assassinat d’un être cher, deuil impossible, vie brisée, un présent lourd, un futur obscur…

Mais Srebrenica ne doit pas occulter le reste de la Bosnie-Herzégovine : si le massacre de Srebrenica a bien été reconnu comme génocide par la CIJ, les autres massacres de masse perpétrés en BH ne l’ont pas été. La Cour Internationale de Justice avait été saisie par la Bosnie-Herzégovine.

Faute de preuves juridiquement recevables, la CIJ n’a pas reconnu l’Etat serbe pour responsable du génocide perpétré contre les non serbes B-H, mais seulement de n’avoir pas empêché des massacres des bosniaques (Musulmans) après la chute de Srebrenica prétendument commis par les seules forces serbes de Bosnie.

Or, de telles preuves existaient : les comptes-rendus du Conseil Suprême de Défense de la Serbie-Monténégro de Milosevic. Parce qu’ils établissaient trop clairement l’implication de la Serbie dans la guerre d’agression contre la Bosnie-Herzégovine, certaines pages ont été soustraites par des juges du TPIY au procès de Milosevic afin qu’elles ne soient pas connues de la CIJ

L’arrêt de la CIJ exigeait aussi de la Serbie qu’elle punisse les auteurs du génocide et cette obligation continue de s’imposer puisque les autorités de Belgrade n’ont toujours pas livré à la justice internationale, comme elles le doivent, le chef de l’armée des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, qui aux dires mêmes du Procureur en chef du TPIY, se trouve encore sur le territoire de la Serbie.

Ce faisant, le déni prévaut encore et toujours dans les opinions publiques serbes, dans l’entité serbe de Bosnie, la Republika Srpska, comme en Serbie où quelques progrès sont toutefois constatés.

Seule la vérité pourra libérer les consciences et les inconscients serbes.

C’est pourquoi la Résolution du Parlement européen du 17 juin 2010 sur la situation en Bosnie-Herzégovine revêt une importance capitale"

Associations signataires : Association Sarajevo (Paris), Balkans-Transit (Caen), Comité de soutien à Florence Hartmann (France), Enfants Europe Bosnie (Châteaudun), Fédération nationale des Mères pour la Paix (France), Solidarité Bosnie (Genève), à l’initiative de la Coordination francophone Bosnie-Herzégovine (France et Suisse).

Les associations et leurs membres sont nombreux à participer sur place à la commémoration


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